Novak Djokovic
Le joueur serbe Novak Djokovic | AFP - WANG ZHAO

Que manque-t-il encore à Novak Djokovic ?

Publié le , modifié le

En remportant, dimanche, sa quatrième finale consécutive au Masters de Londres, Novak Djokovic a confirmé son incroyable saison 2015 et est entré encore un peu plus dans la légende du tennis mondial. Mais alors que Rafael Nadal affirmait samedi, suite à sa défaite en demi-finale, que le Serbe « est quasiment invincible en ce moment », le N.1 mondial a encore du pain sur la planche et des objectifs sur le feu. Car s’il a remporté la bagatelle de 11 titres cette saison, dont 3 en grand Chelem, certains tournois se refusent toujours à lui.

Roland-Garros et donc un Grand Chelem

Devenu pro en 2003, Novak Djokovic a participé à son premier tournoi de Roland-Garros en 2005. Il avait alors 18 ans. Pour cette première participation, le jeune Serbe avait calé au 2e tour. L'année suivante, c'est Rafael Nadal, et un furieux mal de dos, qui l'ont stoppé net en quart de finale. Un adversaire qu'il retrouvera en demi-finale sur la terre battue parisienne les deux années suivantes et contre-lequel il butera à chaque fois. Et c'est encore le Majorquin qui, en 2012, 2013 et 2014, lui mettra des bâtons dans les roues.

Cette année, et après avoir participé à la finale en 2012 et 2014, "Djoko", en pleine confiance, pensait sans doute que son heure était enfin venue. Surtout après avoir battu Nadal et Murray en quart et en demie. Mais c'était sans compter sur le Suisse Stanislas Wawrinka qui, contre toute attente, lui rafla la mise.

Résultat, après quatre demi-finales et trois finales, Djokovic court toujours après un sacre parisien et donc un Grand Chelem. Sans ce trophée, le Serbe ne pourra pas rejoindre le prestigieux groupe des 7, le groupe des grands champions ayant remporté les 4 tournois du Grand Chelem (Fred Perry, Donald Budge, Rod Laver, Roy Emerson, Andre Agassi, Roger Federer et Rafael Nadal).

Les Jeux Olympiques

Si les tournois du Grand Chelem lui ont quasiment tous souri, les JO n'ont, eux, jamais été une partie de plaisir pour Novak Djokovic. En 2008, à Pékin, il participe à ces premiers Jeux mais s'incline en demi-finale face à Rafael Nadal (6-4, 1-6, 6-4) au terme d'un match de plus de 2 heures. Il quitte le court visiblement très touché par cette défaite. Mince consolation, il décrochera la médaille de bronze le lendemain lors du match pour la 3e place qui l'opposa à James Blake.

Cette contre-performance fut difficile à digérer pour le Serbe qui réalisait cette année-là une très belle saison marquée par un titre en Grand Chelem (Open d'Australie), 2 titres en Masters Series (Indian Wells et Rome), et le titre en Masters Cup. Quatre ans plus tard, alors qu'il est au sommet du tennis mondial, "Djoko" compte bien faire respecter son rang lors de JO de Londres et faire oublier sa prestation à Pékin. Désigné pour être le porte-drapeau de la Serbie, le N.1 mondial échouera finalement au pied du podium.

Après ces deux échecs, le Serbe sera bien évidemment très attendu l'été prochain, aux Jeux de Rio de Janeiro. 

Le Masters 1000 de Cincinnati

Sur les 9 tournois classés Masters 1000, Djokovic en a déjà remporté 8 : Indian Wells (4 fois), Miami (5 fois), Monte-Carlo (2 fois), Rome (4 fois), Madrid (1 fois), Canada (3 fois), Shanghai (3 fois) et Paris-Bercy (4 fois). Seul le tournoi de Cincinnati se refuse toujours à lui. Et ce n'est pas faute d'y avoir participé. Au contraire. Le Serbe y a même déjà joué pas moins de 5 finales. La dernière en date, en août dernier, lui avait été raflée sous le nez par le Suisse Roger Federer. Comme en 2009 et 2012. 

Si ces trois objectifs manquent toujours à son palmarès, Djokovic n'en reste pas moins un immense champion qui, après une saison 2015 tout simplement exceptionnelle et un statut de N.1 mondial non interrompu depuis le 7 juillet 2014, sera plus que jamais en 2016 l'homme à abattre. 

Isabelle Trancoën