Nadal Rafael joie Monte Carlo 2011
Le bonheur sur terre de Rafael Nadal | AFP - Valery Hache

Nadal remporte Monte-Carlo pour la 7e fois

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Pour la 7e fois de suite, Rafael Nadal est resté le maître du Masters 1000 de Monte-Carlo. En finale, sur le Rocher, il a dominé pour la 2e fois en seize matches son compatriote David Ferrer, qui a chèrement vendu sa peau notamment au cours d'un premier set long de 1h15. Le N.1 mondial s'impose 6-4, 7-5 en 2h16, et conquiert sa 181e victoire en 186 matches sur terre-battue depuis 2005. Le maître, c'est bien toujours lui, pour le 30e titre de sa carrière sur terre.

Que pouvait bien espérer David Ferrer ? Eviter d'être un simple fétu de paille face à l'ouragan Nadal, c'est bien ce qu'il a fait. Certes, il pouvait nourrir des ambitions, lui qui restait sur une victoire sur son compatriote à l'Open d'Australie cette année en quarts de finale, pour ce qui était sa quatrième victoire en quinze affrontements. Seulement voilà, en neuf matches sur la surface ocre, le Valencian ne s'était imposé qu'une fois, et c'était en 2004, avant le début de l'avènement de Nadal sur cette surface. Comme à Rome l'an dernier, Rafael Nadal n'a pas fait de cadeau à son rival, qui fêtait sa deuxième présence en finale d'un Masters 1000 très loin des 18 victoires du N.1 mondial, qui en a donc ajouté une 19e pour avoir désormais deux longueurs d'avance sur Roger Federer (17 victoires à égalité avec André Agassi).

Et pourtant, et comme souvent, Rafael Nadal a laissé quelques ouvertures en début de rencontre. Ou plutôt, c'est son adversaire qui s'est procuré deux premières balles de break dès le premier jeu de service du sextuple tenant du titre, sans parvenir à en concrétiser une seule. Et au jeu suivant, ce dernier ne laissait pas passer l'occasion de recoller en étant à son tour à (15-40) sur le service de la tête de série N.4, largement handicapé par un très faible pourcentage de premiers services (36% dans la 1ère manche). Au sixième jeu, le Valencian pouvait encore une fois s'emparer de l'engagement adverse, mais les deux balles de break lui filaient sous le nez, et au terme d'un jeu très long, le Majorquin restait devant (4-2) et finissait le travail (6-4) après 1h15 de combat, de duel.

Le rouleau-compresseur semblait se mettre en action, le maître des lieux s'emparant rapidement du service adverse pour mener (3-1) puis (4-2). Dos au mur, Ferrer continuait à appuyer sur l'accélérateur, faisant visiter le terrain à son adversaire et s'aventurant quelques fois à la volée pour terminer sa mission. C'est ainsi qu'il obtenait sa première occasion de la manche de subtiliser l'engagement adverse, et il la transformait sur une faute de revers de Nadal (4-4). Ce dernier était donc obligé de courir après le score (5-4) dans ce sprint final, ce qu'il faisait à merveille pour renverser la pression et la faire monter d'un cran lorsqu'il voyait un coup droit à mi-court de Ferrer terminer dans le couloir pour lui offrir un nouveau break au plus mauvais moment (6-5). Malgré tout son talent et son courage, la tête de série N.4 pâtissait peut-être de son inexpérience à ce stade d'un tel tournoi et surtout de la pression permanente imposée par l'homme au maillot jaune. Et c'est au filet que Rafael Nadal allait chercher deux points précieux pour prendre l'avantage dans son dernier jeu de service, et finir sur sa deuxième balle de match par un passing-shot de revers vainqueur.

Pour le premier tournoi majeur sur terre-battue, Rafael Nadal s'empare de son 30e titre sur cette surface, sur les 44 que compte son impressionnante palmarès. Bien décidé à réaliser comme l'an dernier une tournée idéale (Monte-Carlo, Madrid, Rome, Roland-Garros), avec Barcelone en plus, le N.1 mondial vient d'envoyer un message très clair à tous ses rivaux.

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