Rafael Nadal
Rafael Nadal | AFP - MIKE STOBE

Nadal, les JO en travers de la gorge

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Arrivé à Indian Wells pour effectuer son grand retour sur dur, Rafael Nadal est revenu sur ses sept mois d'absence sur le circuit à cause de sa blessure au genou. "Le plus dur a été de manquer les jeux Olympiques" a confié l'actuel numéro 5 mondial.

En 2012, Rafael Nadal est passé un rêve au cauchemar. Vainqueur pour la septième de Roland-Garros début juin, il voyait tous ses espoirs de reconquête de la première place mondiale s'envoler deux semaines plus tard sur le gazon de Wimbledon. La faute à un genou gauche arrivé à l'épuisement et incapable de soutenir les cadences qu'il lui imposait. S'ensuivaient sept mois de galère, éloigné des courts, l'obligeant à manquer tous les rendez-vous importants de cette deuxième partie de saison : l'US Open, la Masters Cup, la Coupe Davis

Nadal: "J'ai raté cette chance"

Que retient-il de cette année de galère ? Avant toute chose, c'est le traumatisme de son absence olympique. "Le plus dur a été de manquer les jeux Olympiques, concède le champion de Manacor. Ce fut un moment triste. Ce genre d'opportunités ne se présente pas tous  les jours, peut-être une seule fois dans sa vie. J'ai raté cette chance." Vainqueur à Pékin en 2008, le Majorquin avait été désigné comme porte-drapeau de la délégation espagnole. Les JO de Londres était son rendez-vous de coeur. Il avait dû annoncer son forfait quelques jours à peine avant le début de l'épreuve. Le début d'un long chemin de croix pour guérir son genou, atteint du syndrome de Hoffa, une inflammation d'une boule graisseuse.

Après cette grave interruption, Nadal a fait un retour très convainquant sur terre battue en février dernier, remportant les tournois d'Acapulco et de Sao Paulo en plus d'une finale à Vina del Mar (Chili). S'il a prouvé qu'il pouvait briller sur ocre, reste maintenant à se tester sur "dur", une surface bien plus exigeante pour les articulations. "Je ne suis pas certain d'y arriver, après un an sans jouer sur dur. Je  vais essayer de faire de mon mieux, mais je n'espère rien", a confié l'Espagnol. Humble comme à son habitude, on peut se douter que l'homme aux 11 titres du Grand chelem ne se serait pas présenté  en Californie s'il ne s'était pas senti en mesure d'y jouer un rôle important. En cas de bon parcours, il pourrait notamment retrouver Roger Federer (N.2) en quarts de finale. Pour un 29e face à face explosif.