Gaël Monfils coup droit de remise grand écart Bercy 2010
Gaël Monfils | AFP - Jacques Demarthon

Monfils revient de l'enfer

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Gaël Monfils, tête de série N.12, s'est imposé en 8e de finale du tournoi de Paris-Bercy, face à l’Espagnol Fernando Verdasco (N.6) en trois sets extrêmement accrochés 6-7 (4/7), 7-6 (7/2), 7-5. Ce match de 2h 50 très intense, marqué par des breaks volés et rendus, a fini par sourire à Monfils qui a encore souffert d’inconstance et a dû sauver deux balles de match. Verdasco y a longtemps cru avant de s’incliner et de faire une croix sur le Masters de Londres.

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La rencontre démarrait sur des les chapeaux de roue, avec un break pour Monfils aussitôt perdu, et une course poursuite jusqu’à 4-3. Une tension qui donnait une bonne agressivité au Français qui restait sur quelques incertitudes concernant sa condition physique. Il se montrait appliqué au service même si parfois il se précipitait un peu trop pour conclure en cherchant des longueurs qui lui échappaient. Verdasco était en attente, solide sur ses jambes et dans sa défense de revers. L’Espagnol connaissait toutefois quelques soucis, notamment sur sa mise en jeu, quand il ne parvenait pas à passer sa première balle. Monfils tenait les échanges et tentait de pousser son adversaire à la faute, mais peinait à confirmer son avantage. A 5-5, Gaêl Monfils faisait preuve de fébrilité face à Verdasco qui ne se posait pas de question, et prenait les échanges en se décidant à varier ses coups. Dans un 11e jeu important t très disputé, où aucun des deux hommes ne voulait céder, la tête de série N.6 prenait l’avantage et mettait la pression sur le jeune Français. Heureusement, ce dernier enchaînait un jeu quasi parfait pour s’octroyer un tie break. Mais dans cette exercice, Verdasco retournait quelques balles chaudes, et pour le reste se con entrait pour passer une première balle puissante sur son service, et s’adjugeait la première manche 7-6 (7/4) en à peine une heure.

Coude à coude

La deuxième était tout aussi accrochée. Comme il l’avait fait la veille face à Clément, Verdaco prenait le parti de faire courir Monfils, en cherchant les diagonales. Les deux joueurs étaient très proches l’un de l’autre, dans la capacité à anticiper, mais aussi dans celle plus néfaste à sortir parfois du jeu, et en manquant des points faciles. Comme s’ils étaient mal à l’aise au moment d’enfoncer le clou, un peu fragiles au moment de faire la décision. C’est ce qui rendait le match incertain. Monfils était certes plus inconstant, mais il se battait sur toutes les balles. Breaké une première fois, il débreakait dans la foulée à 2/2 et embrayait sur un jeu blanc puis les deux protagonistes se marquaient à la culotte, très proches l’un de l’autre, mais aussi très proche de la rupture, tant ils étaient arrivées sur ce tournoi dans une forme plutôt précaire. A 4/4, la situation devenait tendue. Heureusement, le Français était assez en réussite sur sa première balle et parvenait bien mieux à convertir la deuxième (67% de 2e balle au 2e set contre 35% seulement à Verdasco) et commettait moins de faute (8 contre 18, ce qui est beaucoup, pour l’Espagnol). Dans le jeu suivant, tout peut basculer. D’un côté comme de l’autre. Entretenir l’espoir ou se mettre en danger. Monfils trouvait suffisamment de ressource et de puissance pour rester en vie et sauver le deuxième, au terme d’un nouveau tie-break dans lequel il se montra beaucoup plus rageur pour s’imposer (7/2) alors que le public enfin sortait de sa torpeur.

Le troisième set était terrible pour les deux joueurs qui, visiblement marquaient physiquement le coup. Verdasco que l’on avait  senti à la peine lors du tour suivant, parvenait quand même à faire la course en tête, alors que Gaël Monfils n’avait plus guère que son service pour se sortir d’affaire. Le finaliste 2009 paraissait un peu moins énergique sur ses déplacements. C’était toujours et encore un duel au couteau avec son lot de coups droits efficaces, de retours solides, mais aussi de fautes grossières. Bercy avait du mal a s’enflammer et pourtant le suspense restait intact, avec deux hommes toujours au coude à coude jusqu’ 5/5.

Monfils s’offrait alors une balle de break, mais encore une fois souffrait pour confirmer, profitant des fautes de Verdasco qui en prenant davantage de risques, lui donnait des points sur un plateau. La ola prenait alors dans les travées alors que le Français, menant 6-5 servait pour le match. Quelques point plus tard, le Parisien pouvait enfin souffler en accrochant le 3e  set, et la victoire finale. Mais qu’il s’était fait peur ! Il va devoir rapidement récupérer pour le quart de finale de vendredi.

CG