Tsonga
Tsonga au service | AFP

Masters: Djokovic domine Tsonga

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Après un début de rencontre très accroché pour ses débuts dans le Masters de Londres, Jo-Wilfried Tsonga s'est finalement incliné face à un Novak Djokovic déterminé à casser le rythme du Français. Le N.1 mondial s'impose en deux manches 7-6 (4), 6-3 et s'offre un septième succès d'affilée face au Manceau.

Sous les yeux de son nouvel entraîneur Roger Rasheed, Tsonga débutait assez bien la rencontre, tenant les échanges et se procurant même des balles de break (4-3) face au Serbe. Conscient qu'il n'avait pas battu le moindre joueur du Top 10 cette année, le Manceau avait l'envie de s'illustrer dans ce Masters et démontrer qu'il valait peut-être plus encore que le huitième rang mondial. Redevenu quant à lui N.1 mondial ce lundi, Djokovic entendait bien remporter de nouveau le Masters comme en 2008 afin d'oublier ses quelques déconvenues de l'année dans les trois derniers tournois du Grand Chelem.

Les deux hommes conservaient toujours leur engagement. Au moment de servir alors qu'il était mené 5-4, le N.1 français s'offrait son premier ace de la partie pour mener 40-0. Son adversaire tentait de s'accrocher, mais il tenait bon et provoquait finalement la faute de "Nole" pour revenir à 5-5. Tsonga provoquait encore le combat faisait même chuter Djokovic et s'offrait une troisième balle de break 30-40, aussitôt effacée par le Serbe (6-5). Plus costaud sur son entame de jeu, le Sarthois obtenait sans peine le droit de disputer un tie-break. Mais comme souvent dans ces moments cruciaux, Djokovic serrait la vis avec notamment une meilleure présence au filet, et remportait la manche sur la deuxième de ses trois balles de set 7-6 (4).

Sept succès d'affilée face à Tsonga

Les deux hommes s'étaient affrontés auparavant à 13 reprises, et le bilan pour le Français restait plutôt positif face au redoutable Serbe, avec cinq succès, dont le dernier remontant à un quart de finale à Bercy en 2011. Mais depuis, c'est bien Djoko qui avait pris clairement le dessus avec six succès en autant de duels (dont quatre cette année). Et le début de la deuxième manche donnait raison à cette tendance, Tsonga cédant d'entrée sur son service (0-1). Sans être flamboyant, Djokovic confirmait sur son engagement, et se permettait même de laisser filer le troisième jeu sur un jeu blanc, histoire de reprendre un peu son souffle (2-1), de casser le rythme de la rencontre et de s'imposer à son tour sur un jeu blanc (3-1).

Se permettre de lâcher prise, puis d'accélérer à l'image d'un revers surpuissant qui laisse sur place un joueur aussi athlétique que Tsonga force le respect. Djokovic n'est pas N. 1 pour rien, et Tsonga en a payé les frais. Ce dernier avait beau se remotiver, et jeter un œil très furtif vers son nouveau coach, il sentait bien qu'il lui fallait jouer son meilleur tennis pour espérer venir à bout du Serbe. C'est finalement sans trop de surprise que celui-ci s'imposait après 1h39 de jeu (7-6, 6-3).

Romain Bonte