David Ferrer
David Ferrer | MIGUEL MEDINA / AFP

Llodra bute sur Ferrer

Publié le , modifié le

David Ferrer (N.4) disputera dimanche la finale du BNP Paribas Masters contre le Polonais Jerzy Janowicz (69e mondial). L’Espagnol, qui a remporté 71 matches cette saison (un record) a disposé de Michael Llodra en deux sets, 7-5, 6-3 en moins de deux heures. Le Français a manqué dix balles de break dans la première manche et ne s’en est pas remis. Il ne rejoint donc pas Tsonga, vainqueur en 2008, et Monfils, finaliste en 2009 et 2010.

Comment Michael Llodra a-t-il pu perdre ce premier set ? Comment le Parisien s’y est-il pris pour manquer dix opportunités de s’emparer de l’engagement adverse ? Le 121e joueur mondial s’est procuré deux balles de break d’entrée puis cinq à 1-1, et une autre à chacun des trois jeux de service suivants de l’Espagnol. Ferrer, de son côté, n’en a eu que deux, mais celui lui a suffi pour breaker à 5-5 c'est-à-dire au moment le plus opportun. 

Occasions manquées

Ce fût le tournant du match car il était écrit que Llodra ne pourrait pas battre son adversaire en trois manches. La seule tactique qui vaille contre ce genre de joueur, endurant à souhait, est de les prendre de vitesse d’emblée pour mener au score et le faire douter. Avec un pourcentage honorable de points marqués après son premier service (79%), et un bon nombre de points gagnants (23 contre 21), Llodra aurait pu (dû ?) remporter ce premier acte. Au lieu de quoi le réalisme ibère a payé (6/8 au filet contre 26/48 pour le Français qui s’est démené comme un beau diable, en vain). 

Logique respectée

La suite fût plus facile pour David Ferrer qui a tenu son rang sans se disperser malgré le soutien inconditionnel du public du POPB pour l’attaquant de charme au jeu à risque. Le Valencian a breaké à deux reprises pour mener 4-0 avant que Llodra ne revienne un peu (5-3). Mais la logique l’a emporté, de façon inéluctable. Sans sourciller, concentrer sur sa tâche et sachant sa proie à sa portée, Ferrer a fait ce qu’il fallait pour conclure (18 fautes directes seulement) et s’offrir une nouvelle chance de remporter enfin un Masters 1000 après trois échecs en finale ces dernières années. Mais chapeau Micka quand même. 

Ferrer: "La meilleure année de ma carrière"

"Cette année a été la meilleure de ma carrière car je n'avais jamais gagné 6 titres en une seule année. Demain, si je gagne, cela fera 7", a confié David Ferrer. "Je suis très content de cela. J'ai gagné beaucoup de matchs. Je vais essayer de continuer à jouer dans les semaines à venir comme j'ai joué cette année". Quant à la finale de demain, l'Espagnol la sent difficile. Il joue la prudence et se méfie de son adversaire, Jerzy Janowicz.

"Je l’ai vu jouer contre Murray, aujourd'hui contre Simon et je l'ai vu aussi jouer hier contre Tipsarevic. Il joue très bien. Il a un excellent service. Son coup droit est très bon aussi. Il a beaucoup de puissance. Je crois qu'à l'avenir, il sera un grand joueur. Il est encore jeune, il n'a que 22 ans je crois. Je ne sais pas quelle sera la clé, peut-être qu'il va falloir que je retourne très bien dans les moments importants parce que sa meilleure arme, c'est son premier service".