Nick Kyrgios à Miami
Nick Kyrgios à Miami | JULIAN FINNEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Les nouvelles frasques de Nick Kyrgios qui s'en prend à Nadal, Djokovic et Verdasco

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Au cours d'une longue interview pour le NCR tennis Podcast, Nick Kyrgios s'est encore livré à son jeu favori: dézinguer à tout va. L'Australien n'est pas adepte de la langue de bois, et l'affiche encore clairement en déclarant notamment que Fernando Verdasco "est la personne la plus arrogante du monde". Ou encore que Novak Djokovic "a un besoin maladif d'être aimé", qu'il "dépassera le nombre de Grands Chelems de Federer" mais qu'il "ne sera jamais le plus grand pour moi".

Nick Kyrgios s'arrêtera-t-il ? L'Australien ne perd jamais une occasion de faire parler de lui. Interviewé à Rome pendant 45 minutes pour le NCR Tennis Podcast, l'Australien a pu s'adonner en toute tranquillité et avec un grand plaisir à de longs échanges, au cours desquels il peut laisser libre cours à sa fantaisie. Pour planter le décor, il assène: "Quand j'entre sur le court contre Nadal, Federer ou Djokovic, je ne comprends pas pourquoi je devrais forcément et automatiquement les respecter". Voilà, c'est dit. Et il ajoute: "Si tu n'aimes pas quelqu'un, dis-le, ne fais pas semblant de l'apprécier. Le sport y gagnerait. Si tout le monde aime tout le monde, ce n'est pas drôle."

Pour être drôle, Nick Kyrgios livre donc son hit-parade des bons copains (Kokkinakis, Tiafoe, Murray, Lopez...), de la plus grande admiration (Federer "le plus grand de tous les temps") et ceux avec qui il ne s'entend pas. Et là, il assène les coups. Fernando Verdasco ? "C'est la personne la plus arrogante du monde. Il ne dit pas bonjour. Il n'a aucune humilité, aucune perspective sur les choses." Rafael Nadal ? "C'est mon exact opposé. Quand il gagne, tout va bien, il ne critique pas l'adversaire. Mais dès que je le bats, il dit: 'Il n'a pas de respect pour moi, pour mes fans, pour le jeu'. Je suis la même personne que quand je t'ai battu deux mois avant ou quand tu m'as battu. Rien n'a changé." Et de conclure: "On est trop différents. Il faut l'accepter." 

"Si tu ne peux pas me battre, tu n'es pas le plus grand de l'histoire"

La palme de cette sortie médiatique revient à Novak Djokovic. Si son niveau de jeu trouve grâce à ses yeux, il n'y a bien que cela: "J'ai l'impression qu'il a une obsession maladive: être aimé. Il veut être comme Roger. Il veut tellement être aimé que je ne peux pas le supporter. C'est un des plus grands champions de ce sport, un des meilleurs de l'histoire, et je pense qu'il dépassera le nombre de Grands Chelems de Federer. Mais on parle d'un mec qui a abandonné à l'Open d'Australie parce qu'il faisait trop chaud. Peu importe le nombre de Grands Chelems qu'il gagnera, il ne sera jamais le plus grand pour moi. Tout simplement parce que je l'ai affronté deux fois, et désolé, si tu ne peux pas me battre, tu n'es pas le plus grand de l'histoire."

Et comme il n'aime vraiment pas les célébrations du serbe après ses victoires, Nick Kyrgios a déjà une idée en tête: "Si je l'affronte et que je le bats, je ferai sa célébration devant lui. Ce sera hilarant, non ?" Pas sûr que ses différentes cibles le prennent comme cela.