Petra Kvitova
Petra Kvitova | AFP - LEON NEAL

Kvitova expéditive, Wozniacki poussive

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La Tchèque Petra Kvitova, N.3 mondiale, a facilement battu la Russe Vera Zvonareva (N.6) 6-2, 6-4, lors du premier match du groupe rouge du Masters féminin, mardi, à Istanbul. Mieux en jambes et prenant davantage d'initiatives, Kvitova a mis seulement 1 h 25 min pour s'imposer. De son côté, la Danoise Caroline Wozniacki (N.1) a dû batailler pour sortir la Polonaise Agnieszka Radwanska en trois sets, 5-7, 6-2, 6-4.

Dans le seul match du groupe blanc disputé mardi, l'Australienne Samantha Stosur (N.7) a mis à la raison Maria Sharapova (N.2) 6-1, 7-5. La situation se complique déjà pour la Russe. 

Kvitova en forme

Kvitova a confirmé qu'elle était en très bonne forme actuellement et qu'il allait falloir compter avec elle dans ce tournoi plus ouvert que jamais, en l'absence des trois dernières joueuses à avoir inscrit leurs noms au palmarès, Kim Clijsters et les soeurs Williams. Révélation de l'année 2010, après avoir atteint les demi-finales à Wimbledon, elle s'est imposé l'année suivante sur le même gazon anglais. Depuis le printemps, elle a stoppée mais est revenue dans un bon tempo jusqu'à sa victoire au tournoi de Linz. 

C'est donc dans les meilleures conditions qu'elle a début ce tournoi face à une Zvonareva, trop attentive et ne se réveillant que vers la fin de la partie. "Je suis contente de mon jeu et j'espère que je jouerai aussi bien dans les prochains jours", a commenté la Tchèque, qui avait bouclé le set initial en 38 minutes.

Après un échange de services jusqu'au cinquième jeu, Kvitova, 21 ans, a finalement réussi à conserver le sien avant d'aligner six jeux d'affilée et mener un set à rien et 2-0.
Zvonareva, 27 ans et vainqueur cette année à Doha et Bakou, s'est ensuite réveillée pour gagner sa première mise en jeu et revenir à 2-1, puis à 4-4. Mais la Tchèque, également victorieuse à Brisbane, Paris et Madrid cette année, est repartie de l'avant et n'a pas tremblé pour conclure à sa première balle de match en montant au filet.

Wozniacki l'emporte au physique

La N.1 mondiale a alterné le bon et le moins bon dans sa première sortie aux Masters. Mais la Danoise a finalement réussi à s'en sortir grâce à sa force mentale et à son engagement physique qui a éteint petit à petit Radwanska.

Comme ce fut plusieurs fois le cas dans ce genre de rencontres entre deux joueuses axées sur le contre, et entre deux joueuses très proches sur le modèle de jeu, la partie entre Caroline Wozniacki et Agnieszka Radwanska est finalement revenue à celle qui a su le plus user son adversaire. Plus forte physiquement, Wozniacki a beaucoup pilonné son adversaires qui a souffert sur le court et a fait plusieurs fois appel au kiné pour une épaule douloureuse.

La Danoise a dû s'appliquer à plusieurs reprises pour se sortir de passes difficiles dans le match. Ce fut le cas notamment au premier set où elle parvint à revenir de 2-4 à quatre jeux partout, en mettant plus de pression sur son adversaire, en allant davantage vers le filet et en procédant à des changements de rythme.Mais Radwanska est parvenue à sauver trois balles de set alors qu'elle était menée sur son service 4-5, 0-40, avant d'égaliser et d'emporter le premier set.Wozniacki se retrouva ensuite encore une fois breakée sur son service au début de la seconde manche. Mais la rencontre changea brutalement de tournure après un mauvais jeu de Radwanska, qui perdit quatre jeux de rang et fit appel au soigneur pour son épaule droite, déjà protégée par un pansement. Wozniacki manqua ensuite trois balles pour mener 5-2, ce qui permit à Radwanska de recoller à 4-4.
La Polonaise sauva une balle de match et fut à un point d'égaliser à 5-5, avant d'envoyer la balle dans le filet après un revers très mou de Wozniacki.

La Danoise n'était sans doute pas bien embarquée mais elle eller retrouver sa puissance et pousser la Polonaise dans ses retranchements. Avec un mental solide et une capacité de rebondir après chaque balle ratée, Wozniacki a complètement usé son adversaire, pour d'abord la faire déjouer, puis pour la faire craquer.