Jo-Wilfried Tsonga remporte le tournoi de Montpellier, son 17e en carrière
Jo-Wilfried Tsonga remporte le tournoi de Montpellier, son 17e en carrière | AFP - DPPI - Patrick Cannaux

Jo-Wilfried Tsonga, cinq mois pour renouer avec un titre à Montpellier

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Jo-Wilfried Tsonga a remporté son 17e titre en carrière en battant en finale du tournoi de Montpellier son compatriote Pierre-Hugues Herbert 6-4, 6-2. Contre un joueur face auquel il n'avait jamais perdu un match ni un set en deux affrontements passés, le Manceau a été pour la première fois titré dans le tournoi héraultais. Seulement cinq mois après avoir repris la compétition lors du tournoi de Metz.

Seize mois sans titre

Le dernier titre sur le circuit de Jo-Wilfried Tsonga remontait à la mi-septembre 2017. A Anvers, il avait conquis sa 16e couronne en ne perdant pas la moindre manche durant la semaine belge. C'était avant sa blessure au genou, l'opération qui s'en est suivie et l'absence de plus de 7 mois avant le lent retour à la compétition. "J'ai fait d'énormes efforts pour revenir (ici), et j'ai été bien récompensé. Et j'espère pouvoir continuer à jouer à ce nouveau", a-t-il déclaré après sa victoire sur Herbert.

A Montpellier, la semaine n'a pas été simple puisqu'il est passé tout près de la sortie au 1er tour, face au jeune prometteur Ugo Humbert (qualifié 3-6, 7-6 (7/5) 6-4), et qu'il a encore bien bataillé en quarts de finale contre Jérémy Chardy (6-7 (6), 7-6 (4), 6-4). Mais c'est bien lui qui est devenu le 4e Français à inscrire son nom au palmarès de ce tournoi après Gaël Monfils, Richard Gasquet et Lucas Pouille

Une remise en route au forceps

Il y a un an, Jo-Wilfried Tsonga abandonnait en demi-finale ici-même face au futur vainqueur, Lucas Pouille. Le début d'une longue absence, dû à une opération du genou qui l'aura contraint à reporter son retour et déclarer forfait successivement pour Roland-Garros, Wimbledon et l'US Open. Son retour, il le fait en France, à Metz. Il est alors 71e mondial, et tombe d'entrée contre l'Allemand Gojowczyk, 45e mondial. Une défaite en trois sets, premier acte d'une série der bras de fer qui l'ont remis dans le rythme.

A Anvers, puis Vienne et Bercy, l'ancien N.1 mondial ne joue que des matches en trois sets, avec une victoire (contre Pella) et trois défaites (Monfils, Querrey et Raonic), la dernière contre le Canadien au Masters 1000 de Bercy étant plus qu'encourageante (7-6, 6-7, 7-6). Cela n'empêche pas sa dégringolade au classement: à Bercy, il est 256e mondial.

La Coupe Davis pour motivation et pierre de l'édifice

Cette fin de saison 2018 est une source de motivation pour Tsonga. Car ses copains de l'équipe de France ont gagné le droit de défendre leur couronne en finale de la Coupe Davis. Toujours aussi motivé par cette échéance, il met les bouchées double pour convaincre le capitaine Yannick Noah de le coucher sur sa liste. Ce qu'il fait. Mais face à Marin Cilic (7e mondial), il ne fait pas le poids le vendredi. Et son corps ne lui permet pas d'être à 100% le reste du week-end. La France est dominée sans gagner le moindre set en simple, mais JWT a travaillé dans une énorme intensité. 

Bien décidé à surfer sur ce retour en forme physique, base de son jeu, le protégé de Thierry Ascione commence 2019 en fanfare. A Brisbane, il domine en deux sets Kokkinakis, Daniel et de Minaur avant de chuter contre Daniil Medvedev, membre du Top 20. A Melbourne, il écarte sans ménagement le 40e mondial, Martin Klizan, avant de constater la supériorité de Novak Djokovic (6-3, 7-5, 6-4) que personne ne démentira dans la quinzaine. 

Débarrassé de ses problèmes physiques, le voilà avec un 17e titre en carrière. Il est le 2e Français le plus titré de l'histoire dans l'ère open, derrière Yannick Noah (23) et devant Richard Gasquet (15) et Gilles Simon (14). Le Manceau a désormais gagné au moins un titre dans tous les tournois organisés en France, hors de Paris: Marseille (3 fois), Metz (3), Lyon (1), et Montpellier donc.