Jerzy Janowicz
Le Polonais Jerzy Janowicz | MAXPPP - IAN LANGSDON

Janowicz, la nouvelle ascension inconnue

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Avec ses 2m03 sous la toise, Jerzy Janowicz ne passe pas inaperçu. En sortant des qualifications de Bercy, puis en battant sans perdre la moindre manche Kohlschreiber puis Cilic (N.13), il a attiré un peu plus les lumières vers lui. Ayant intégré le Top100 en juillet dernier, ce Polonais qui fêtera ses 22 ans dans douze jours pourrait bien devenir une nouvelle terreur du circuit, surtout en indoor.

On connaissait les 2m08 d'Ivo Karlovic, les 2m06 de John Isner ou les 2m03 d'Albano Olivetti. Il faudra désormais ajouter à cette liste de serveurs-tueurs celui de Jerzy Janowicz. Comme le Français, il culmine à 2m03, mais contrairement à lui, il a déjà fait fructifier cet avantage sous la toise.

Au-delà de la 200e place en avril dernier après avoir erré autour de la 150e place durant la saison 2011, il est entré parmi les cent meilleurs joueurs du monde en juillet pour être, avant Bercy, 65e mondial. Un sommet pour lui. A seulement 21 ans, il a traduit au classement, lors de l'été, son exceptionnel parcours à Wimbledon, franchissant les qualifications avant de s'offrir Bolelli, Gulbis puis de chuter de justesse, au 5e set, face à l'Allemand Mayer, alors 29e mondial. C'était son premier coup d'éclat sur le circuit principal, où il n'avait, jusque-là, fait que quelques incursions. Voici quinze jours, il a atteint les quarts de finale à Moscou, dominant Becker et Berlocq avant de tomber sur Bellucci.

A Bercy, le voici à l'aube de son 3e tour sans avoir cédé une seule manche. Il a marché sur Tursunov (6-2, 6-4) puis sur Serra sur le même score lors des qualifications, avant d'écarter Philipp Kolschreiber (19e mondial) 7-6, 6-4 et enfin Marin Cilic (N.13) 7-6, 6-2. Face au géant croate, il s'est même payé le luxe de ne pas avoir à sauver la moindre balle de break sur son engagement, sans pour autant abuser de la boîte à aces (9). Pour la première fois présent en 8e de finale d'un Masters 1000, il est assuré de grappiller encore quelques places au classement ATP lors de cet ultime tournoi de l'année 2012.

Voilà un joueur qui a peut-être la capacité de faire revivre le tennis polonais, passé dans la grande discrétion depuis Wojtek Fibak, 10e mondial à la fin des années 70.