Gilles Simon
Gilles Simon | JOSE JORDAN / AFP

Gilles Simon: "C'est ma semaine"

Publié le , modifié le

Après avoir bénéficié du retrait de Roger Federer –placé dans son quart de tableau- avant même le début du tournoi, Gilles Simon a profité du forfait de Kei Nishikori (N.15) pour se hisser en quarts de finale du BNP Paribas Masters. Il n’a gagné qu’un match pour en arriver là, contre le qualifié roumain Victor Hanescu, 61e mondial. Ce sera plus dur au prochain tour contre Tomas Berdych (N.5).

As-tu l'intention de jouer au loto, quels sont tes 10 numéros ?
GS : C'est ma semaine ! Tu les veux vraiment ?

Comment tu vis cette semaine, c'est un peu bizarre pour toi ?
Avec des hauts et des bas. C'est vrai que c'est d'abord un tableau pas facile qui finalement s'ouvre. Ce matin, je n'étais pas très bien finalement mais c'est l'autre qui fait forfait. Cela me laisse le temps de récupérer pour être en forme demain. Cela tombe bien à chaque fois.

On disait que tu avais un problème au cou, des bruits courent. On a même entendu qu'il avait déclaré forfait avant toi finalement.
Oui, je n'ai pas spécialement envie de m'attarder sur moi. C'est vrai que ce n'était pas top. Il ne joue pas aujourd'hui. Il y a des jours, tu te sens prêt. Là, j'étais moins bien. À l'échauffement, ce matin, je ne l'ai pas trouvé au top non plus.

Il est tombé avant toi.
Oui, on a joué à côté, je ne l'ai pas senti très bien. J'ai souvent joué avec lui, il met beaucoup d'intensité. Là, il s'est échauffé très vite. Il a joué un quart d'heure. Je me suis dit qu'il n'était pas au top non plus, fin de saison !

C'est la première fois que tu as autant de « chance » dans un tournoi ?
Quand j'ai gagné Casa, j'allais abandonner, Jo a fait forfait avant moi, en demi. Mais bon, en même temps, quand je repense au mois de septembre et compagnie, c'est pareil, c’est moi qui ne joue pas, qui abandonne ou qui fait forfait. Je suis content d'en profiter beaucoup sur ce tournoi, un peu la semaine dernière avec l'abandon de Janko. J'ai eu quelques matchs aussi dans la saison, je n'ai pas pu faire ce que je voulais non plus. C'est sympa que cela tourne sur la toute fin comme cela.

Pourquoi tu ne veux pas dire ce qui ne va pas ?
Je n'ai pas envie de donner trop d'informations.

Aux autres joueurs ?
Oui. Même si c'est un Tchèque ou un Sud Africain… A priori, ils ne peuvent pas lire la presse. Si Nishikori a mal à la cheville, je peux faire quelques coups croisés de plus.

Anderson ou Berdych : tu aurais une préférence sur cette surface ?
J'ai vu les deux premiers sets, cela a l'air propre des deux côtés. Anderson, je ne l'ai jamais joué. Berdych est a priori plus fort. J'ai trouvé Anderson très bon contre Richard hier. Là, au premier, c'était propre aussi. Pas de préférence à part celle d'arriver à fond sur le court.

Tu penses aussi au fait d'être dans les 16 premières têtes de série à l'Open d'Australie avec ce tournoi ou pas du tout ?
Je pense juste à être à fond demain. Si je peux, tant mieux mais cela fait un moment que j'ai arrêté de regarder le classement. Je devais être 10ème ou 11ème à Roland Garros, quand tu as mal, que tu ne joues pas et que tout le monde passe devant, tu te dis : « On va déjà essayer de jouer et ensuite, on pensera au classement ». Si j'ai l'opportunité de jouer demain en Masters Series en quarts de finale… J'en ai fait une bonne grosse dizaine de quarts de finale en Masters Series. À chaque fois, c'est presque tout le temps un Top 4 en face. Demain, cela ne sera pas le cas. Cela ne sera pas facile pour autant, mais ce sera mieux. Je vais essayer d'en profiter et de jouer ce match à fond.

Cette surface, elle te plaît ? Tu te sens bien ? Elle convient bien à ton jeu ?
Ça va, ce n'est pas très rapide. Les rebonds ne sont pas très hauts. Je pense que ça va et que je peux bien jouer.