Roger Federer
Le Suisse Roger Federer | AFP - FABRICE COFFRINI

Federer revient aux affaires

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Après six semaines de coupure, Roger Federer est revenu sur le circuit pour remporter son tournoi de Bâle dimanche dernier, avant de prendre la route dès le lendemain pour Paris. "Je voulais venir jouer ici hier après-midi, mais j'étais trop fatigué pour cela", confie-t-il à la veille de son entrée en lice dans le tournoi de Bercy contre Adrian Mannarino. Un Français déjà croisé à Wimbledon cette année, "très talentueux".

"Il faut que je vois la surface." Comme tous les joueurs, Roger Federer est impatient de poser le pied sur le court de Bercy. Un an après avoir eu un court très rapide, qui pouvait l'avantager, le Suisse sait que la surface a été ralentie. Jusqu'à quel point ? "Je ne sais pas", répond-il. "J'espère juste qu'on n'est pas revenu à quelque chose de trop lent, à la surface sur laquelle j'avais perdu contre Nalbandian (en 2007). Je pense juste que ce n'est pas ainsi qu'on devrait jouer en indoor, sur une surface très lente, car sinon, c'est comme à Miami. Je vais m'entraîner intensivement aujourd'hui." Après six semaines d'arrêt, l'ancien N.1 mondial a repris son rythme habituel en s'imposant à Bâle. "A partir du moment où j'ai passé les premiers tours, je me suis relâché. Le danger lorsqu'on revient de six semaines d'arrêt, c'est la défaite très précoce, puis arriver ici avec un tableau difficile. Cela aurait été compliqué de rebondir." Cela ne s'est pas passé ainsi, et il ne peut que s'en réjouir: "Objectivement, je suis très content d'avoir fait cette pause et d'être revenu en jouant aussi bien sans le moindre problème physique."

Il a beau être redescendu à la 4e place mondiale, le Suisse a toujours la parole très attendue par les médias. Dans une journée au terme de laquelle Novak Djokovic devrait annoncer sa présence ou son absence du tournoi, les premiers mots de l'ancien N.1 mondial dans un lieu qui ne l'a jamais consacré est toujours d'importance. "En indoor, c'est là que je joue le mieux", avoue-t-il. "Ne jamais avoir atteint la finale ici par rapport à mon palmarès est objectivement décevant pour moi. Il y a beaucoup de raisons qui expliquent que je n'ai jamais gagné ici: des blessures, les adversaires, et aussi de mauvaises sensations sur ce court. Jusqu'aux 2-3 dernières années, je ne me sentais pas bien sur ce terrain. Peut-être que ma préparation n'a jamais été très bonne, puisque je joue chaque année à Bâle et que je n'ai pas quatre jours pour préparer ce tournoi, comme lors des autres épreuves."

Arrivé lundi, entraîné mardi

Dès le lendemain de sa victoire sur Nishikori devant son public, Roger Federer a fait le chemin pour arriver à Bercy. "Je voulais m'entraîner ici hier après-midi, mais j'étais trop fatigué pour cela, avec le voyage et les embouteillages. Je me suis contenté d'un massage et de passer du temps en famille." A la veille de son entrée en lice dans le tournoi, l'Helvète a découvert lors de cette conférence de presse le nom de son futur adversaire. "C'est le début de ma préparation maintenant que je sais contre qui je joue", a-t-il d'ailleurs conclu, avec un petit sourire en coin. Adrian Mannarino, il l'a déjà croisé cette saison, à Wimbledon: "J'avais été surpris qu'il ne me fasse pas plus mal avec son jeu à plat et son chope en coup droit comme en revers. Mais ici, en France, ce sera différent. C'est en deux sets, et c'est donc toujours plus dangereux, surtout lors du 1er tour. Je sais que cela va être difficile, car c'est quelqu'un de très talentueux."

Alors que de plus en plus de joueurs regrettent la saison trop longue, Roger Federer a tenu à remettre de l'ordre dans les rangs. En patron qu'il est depuis de nombreuses années, même s'il n'est plus N.1 mondial: "Nous avons clairement des choses à changer. Mais nous n'avons pas besoin d'en faire la publicité."