Roger Federer
La satisfaction de Roger Federer | AFP - KOEN SUYK - ANP

Federer donne la leçon à Del Potro en finale de Rotterdam

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Pour la première fois de la saison 2012, Roger Federer a soulevé le trophée du vainqueur, en battant en finale à Rotterdam Juan Martin Del Potro. Tête de série N.1, le Suisse a engrangé son 71e titre en carrière en infligeant une sévère défaite au Sud-Américain 6-1, 6-4 en 1h26. Après deux demi-finales perdues à Doha et à l'Open d'Australie, l'ancien N.1 mondial a montré à l'Argentin qu'il avait encore du travail pour battre de nouveau l'Helvète, comme en 2009.

Vingt-huit minutes, c'est le temps qu'il a fallu à Juan Martin Del Potro pour inscrire son premier jeu dans la finale du tournoi de Rotterdam. Mais cinq minutes après, c'est bien Roger Federer qui empochait le gain de la 1ère manche en ayant sauvé trois balles de break, pour capitaliser les deux seules qu'il avait lui obtenues (6-1). Tellement impressionnant la veille pour vaincre Tomas Berdych, le 7e mondial, après l'avoir déjà été en ne laissant qu'un jeu à Viktor Troicki, 24e mondial, l'Argentin a pu constater qu'il existe encore un monde entre un membre du Top 4 et les autres joueurs du circuit. Et malgré ses efforts, et un bon retour en forme après son opération au poignet, il n'est pas encore à ce niveau là. Mais il s'en approche.

"Roger était intouchable aujourd'hui (dimanche). J'ai essayé beaucoup de  choses mais il était clairement au-dessus"

En 2009, il avait battu par deux fois Roger Federer, lui barrant la route d'un sixième titre consécutif à l'US Open en finale. C'était avant sa blessure. A l'époque, il était destiné à venir se mêler au duel Federer-Nadal, auquel ne participaient pas encore pleinement Djokovic et Murray. Revenu désormais ai 10e rang mondial, il s'attaque sans doute à la partie la plus difficile de son retour au sommet. Son talent lui a permis d'aller vite jusque-là, mais désormais, chaque victoire contre un joueur mieux classé que lui sera un défi. Et Roger Federer s'est chargé de le lui rappeler, sans ménagement.

Une heure pour la 2e manche

Il est vrai que le Suisse avait une bonne dose de volonté à l'entame de cette finale. Après son exceptionnelle fin de saison (victoires consécutives à Bâle, Bercy et au Masters de Londres), il restait en effet sur deux demi-finales (Doha contre Tsonga, Melbourne contre Nadal) et n'avait donc toujours pas ouvert son compteur de titres cette année. Le 71e sacre en carrière, il l'a finalement obtenu aux dépens d'un joueur qu'il avait déjà battu huit fois en dix matches, dont la dernière en quart de finale à l'Open d'Australie. Et si la 1ère manche a été expéditive, la 2e a débuté par un long bras de fer, dont l'ancien N.1 mondial sortait vainqueur en transformant sa première balle de break au quatrième jeu (3-2). Del Potro voulait s'en inspirer mais lui ne faisait pas le break sur la première occasion qu'il s'offrait au jeu suivant, ni même sur la deuxième. La voie royale s'ouvrait donc devant Roger Federer (4-2), obligé d'effacer deux nouvelles balles de break au septième jeu pour garder son avantage (5-3), avant d'obtenir une balle de match sur l'engagement de Del Potro que ce dernier sauvait. C'est donc sur son service qu'il concluait, sur sa troisième balle de match, la rencontre, et sa première finale de l'année 2012, après 1h26 de jeu. "Je considère ce succès comme mon vrai départ cette année. J'ai vécu une  semaine de rêve", a expliqué le vainqueur.

C'est la 12e année consécutive que Roger Federer remporte au moins un titre ATP dans la saison. Et ce n'est que son 3e tournoi en 2012...