Federer arrache le Masters 1000 de Madrid

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Malgré toutes les critiques sur cette terre-battue bleue trop glissante, Roger Federer n'a pas chuté et a remporté la finale du Masters 1000 de Madrid en venant à bout de Tomas Berdych 3-6, 7-5, 7-5. Tête de série N.3 du tournoi, le Suisse conquiert ainsi son 4e titre de la saison, son 2e Masters 1000 après Indian Wells. Et surtout, il s'offre la 2e place au classement mondial, détrônant Rafael Nadal, sort du Top 2 pour la 1ère fois depuis mai 2010.

Tomas Berdych peut avoir bien des regrets. Après avoir brillamment dompté la terre bleue de Madrid pour faire mordre la poussière successivement à Monfils, Verdasco et Del Potro, le Tchèque avait les moyens de s'offrir le deuxième Masters 1000 de sa carrière, après Bercy. Car en face, il a longtemps fait douter Roger Federer, d'abord en s'emparant du premier set (6-3), puis en refaisant son retard dans le deuxième set pour égaliser à 5-5 alors qu'il était mené 5-2. Et enfin dans le troisième set où il perdait une nouvelle fois son service en fin de set (5-3). Pourtant réputé pour ne pas laisser s'échapper sa proie, et pour conclure chaque occasion qui se présente, l'ancien N.1 mondial est parti à la faute, concédant son engagement pour voir la tête de série N.7 recoller à 5-5. Après 2h25 de match, les deux hommes étaient encore et toujours au coude à coude.

Avec trois défaites lors des cinq derniers affrontements, le Suisse savait que son adversaire était capable de lui poser de gros problèmes, même s'il l'avait battu dix fois avant ce 15e duel. Et le bras de fer a ainsi duré jusqu'au bout, Federer se procurant trois balles de match sur le service du Tchèque (6-5, 0-40), mais ce dernier les sauvait toutes trois. Le 3e mondial était encore une fois contraint de serrer le jeu, et se procurait aussitôt une 4e balle de match, qu'il transformait cette fois pour conclure, après 2h38 de jeu, sur le score très accroché de 3-6, 7-5, 7-5.

Quatre titres pour quatre finales en 2012

C'est le 4e titre de la saison pour l'ancien N.1 mondial (pour quatre finales disputées), soit deux de plus que le N.1 mondial Novak Djokovic (vainqueur du Masters 1000 de Miami et de l'Open d'Australie), que Rafael Nadal (Barcelone et Monte-Carlo), trois de plus qu'Andy Murray (Brisbane). Bref, "RF" est plus que jamais constant dans cette première partie de saison. A quinze jours de Roland-Garros, il se replace dans la course pour la conquête d'un Grand Chelem, qui serait son 17e en carrière, et qu'il n'a plus conquis depuis l'Australie en 2010.

Et il peut également rejouer pour redevenir le N.1 mondial. Car la cerise sur le gâteau pour Roger Federer se situe également sur le plan du classement ATP. En remportant pour la troisième fois de sa carrière le tournoi de Madrid (après 2007 et 2009), il remonte en effet au 2e rang mondial, place qu'il n'avait plus occupée depuis plus d'un an (mars 2011). Du même coup, il en exclut Rafael Nadal, éliminé ici en 8e de finale par Verdasco, alors que le Majorquin faisait toujours partie des deux meilleurs mondiaux depuis deux ans.

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