Novak Djokovic
Novak Djokovic mécontent de la nouvelle terre battue bleue | AFP - Javier Soriano

Djokovic mécontent de la terre battue bleue

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Après leur entrée en lice au Masters 1000 de Madrid, de nombreux joueurs, Novak Djokovic en tête, ont exprimé mardi leur critique vis à vis de la terre battue bleue sur laquelle ils ont joué.

De nombreux joueurs fustigent la surface...

"Ce n'était pas du tennis, soit j'ai besoin de chaussures de football, soit il faut que l'on me donne des conseils pour jouer sur cette surface", a déclaré le Serbe, difficile vainqueur de l'Espagnol Daniel Gimeno-Traver 6-2, 2-6, 6-3. "Je ne trouve pas de mots pour décrire ce court. C'est vraiment difficile de jouer comme cela sur un court central, a-t-il ajouté. On ne peut pas changer quoi que ce soit cette année, mais mes premières impressions ne sont pas bonnes." "Quand vous glissez sur le terre battue ocre vous sentez le moment où vous vous arrêtez. Ici, vous continuez à glisser", a expliqué le tenant du titre, précisant que le plupart des autres joueurs partageaient son opinion.

Parmi eux, le Français Gilles Simon, qui a estimé que les courts madrilènes étaient "les plus mauvais terrains de la saison de terre battue." "Je ne me sens pas bien là-dessus. J'ai failli me donner une entorse à l'entraînement. Il y a d'autres priorités que de le rendre bleu. Il fallait simplement le rendre meilleur", a-t-il asséné. Au sortir de sa qualification pour le 2e tour aux dépens du Belge Olivier Rochus, le Suisse Stanislas Wawrinka s'est également plaint. "Ce n'est pas un problème de couleur, peu importe la couleur... Mais ces courts sont vraiment terribles, on y glisse beaucoup dessus et c'est difficile de contrôler la balle. C'est juste une blague de jouer sur de tels courts dans un gros tournoi comme celui-ci."

Les trois joueurs se rangent donc du côté de Rafael Nadal qui crie depuis deux ans à l'hérésie, sans être entendu. "Cela n'apporte rien au tennis et rien aux joueurs. Une seule personne y trouve son compte: le directeur du tournoi", a récemment fulminé l'Espagnol qui en veut surtout à l'ATP d'avoir adoubé l'initiative.

Gilles Gaillard