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Novak Djokovic | AFP - Greg Wood

Djokovic, le nouveau roi du pétrole

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Novak Djokovic, vainqueur du tournoi de Dubaï pour la troisième année d'affilée, n'est plus qu'à une victoire du record de Roger Federer, N.2 mondial, qu'il a battu 6-3, 6-3, en finale. Surtout, le Serbe, déjà vainqueur du Suisse en finale de l'Open d'Australie, est en train de prendre un ascendant psychologique certain sur son rival et postule comme le rival le plus sérieux de Rafael Nadal pour la place de N°1 mondial.

"J'ai vraiment bien joué aujourd'hui", a réagi à chaud Djokovic, N.3 mondial, "parce qu'affronter Roger Federer représente un énorme challenge et je devais être au sommet de mon art si je voulais le battre." En petite forme en demi-finale face au Tchèque Tomas Berdych, Djokovic s'est en effet conduit en "prince" des lieux, usant et fatiguant son adversaire pour de longs échanges de fond de court, ou le fusillant de passings le long de la ligne quand Federer montait au filet.

Djokovic a également montré une grande force mentale au second set où, mené 1-3, il était d'abord revenu à 3-3 avant d'enfiler trois jeux de rang pour s'envoler vers sa deuxième victoire de l'année. "J'ai vraiment travaillé mon service. Parce que je sais que, pour avoir une  chance de gagner face aux meilleurs joueurs du monde, je dois bien servir. Ça a  toujours été le cas par le passé", a souligné Djokovic qui semble de plus en  plus devenir le principal adversaire de Rafael Nadal, le N.1 mondial.

Federer, lui aura du mal à encaisser cette défaite cuisante. Peut-être blessé au dos, ou plus sûrement dans un "jour sans", le Suisse a multiplié les fautes directes  (20 erreurs non forcées en coup droit) et les placements approximatifs. Constamment pris de vitesse par un Djokovic qui prend la balle de plus en tôt, Federer est apparu impuissant. Faiblesse passagère ou véritable passage de témoin ?

Julien Lamotte