Juan Martin Del Potro
Juan Martin Del Potro rejoint les quarts de finale de Los Angeles | AFP - STEPHEN DUNN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Del Potro, l'Amérique lui va si bien

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Juan Martin Del Potro (N.2) retrouve la terre de ses premiers exploits. A son aise sur le ciment de Los Angeles, là-même où il s'était imposé en 2008, l'Argentin a décroché sa qualification pour les quarts de finale sans forcer son talent face au local de l'épreuve James Blake 6-4, 7-6 (7/3). Au prochain tour, il rencontrera le Letton Ernests Gulbis, tombeur pour sa part de Daniel Kosakowski 6-2, 6-4.

En juillet 2008, le circuit ATP découvrait un joueur : Juan Martin Del Potro. Du haut de ses 19 ans, l'originaire de Tandil allait glaner coup sur coup quatre tournois à Stuttgart, Kitzbuhel, Los Angeles et Washington. Un coup d'éclat qui l'avait projeté dans le top 20 mondial. Le début d'une histoire d'amour entre le géant de 1m98 et l'Amérique du Nord. Quand il joue outre-Atlantique, Del Potro se sent un peu comme chez lui, et ça se voit. En 2009, c'est en affichant un tennis remarquable d'agressivité et de puissance qu'il avait fait chuter un grand Roger Federer pour remporter son premier titre du Grand Chelem à l'US Open. Une victoire qui l'avait amené quelques semaines plus tard à son meilleur classement en carrière, avec une 4e place. 

A l'été 2011, l'Argentin est un autre homme. Après un exercice 2010 quasiment vierge à cause d'une blessure au poignet, il retrouve peu à peu le niveau qui avait été le sien. Aujourd'hui 19e mondial, grâce notamment à ses succès à Delray Beach et Estoril, il pourrait très vite rejoindre le top 10 à l'issue de la tournée américaine, qui se joue exclusivement sur ciment, sa surface de prédilection. Pourrait-il ensuite perturber l'ordre établi au sommet de la hiérarchie mondiale ? Impossible de s'avancer, tant son physique exigeant a été sujet aux blessures dernières saisons (poignet, hanche). Ce qui est sûr, en revanche, c'est que lorsque toutes les conditions sont réunies son niveau de jeu lui permet de rivaliser avec les meilleurs. En ayant quasiment aucun point à défendre d'ici à la fin de saison, il pourrait, à l'instar d'un Jo-Wilfried Tsonga, terminer l'année au sein du Top 10. Tête de série numéro 2 à Los Angeles, il a rallié les quarts de finale sans trop de difficulté en se défaisant de l'Américain James Blake, ancien 4e joueur mondial, retombé à une anonyme 90e place : 6-4, 7-6 (7/3). Au prochain tour, il rencontrera le Letton Ernets Gulbis, facile tombeur de Daniel Kosakowski (USA) 6-2, 6-4. En cas de succès, une finale face à Mardy Fish serait envisageable.

Simple messieurs (2e tour) :
Ernests Gulbis (LAT) bat Daniel Kosakowski (USA) 6-2, 6-4
Ryan Harrison (USA) bat Michael Russell (USA) 6-3, 6-4
Lu Yen-Hsun (TPE) bat Marcos Baghdatis (CYP/N.3) 6-3, 6-4
Juan Martin Del Potro (ARG/N.2) bat James Blake (USA) 6-4, 7-6 (7/3)