Julien Benneteau - Open d'Australie 2012
Julien Benneteau a atteint cette semaine son meilleur classement en carrière | AFP - GREG WOOD

Benneteau toujours plus haut

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A 30 ans, Julien Benneteau a obtenu le meilleur classement de sa carrière à l’issue de sa demi-finale à San José : la 29e place. Si son tempérament de bagarreur n’est plus à démontrer, le Bressan a également gagné en régularité. Membre solide du double de Coupe Davis avec Mickael Llodra, il a même été titularisé en simple pour la première fois face au Canada. Et si sa 14e saison sur le circuit était la plus aboutie ?

Rien ne sert de courir… Cet adage, Julien Benneteau le connait mieux que quiconque. Avec son éclosion tardive, (il entre dans le top 50 pour la première fois fin 2006), l’originaire de Bourg-en-Bresse est arrivé à maturité sur le tard. A 30 ans tout juste, il les a fêté fin décembre, il entre pour la première fois de sa carrière dans le top 30 ans. Un classement obtenu grâce à sa demi-finale à San José face à Denis Istomin.

Il fut d’abord cantonné aux matchs de double. Il est vrai que depuis 2007, c’est le domaine dans lequel il a obtenu le plus de distinction : 6 titres en 11 finales. Mais depuis deux ans, "Bennet’" s’émancipe et vole de ses propres ailles. Sur le circuit en simple, il accroche les finales et les places d’honneur. S’il ne compte pas encore de titres ATP en simple à son palmarès, ce n’est pas faute d’essayer. Depuis 2008, il a au moins disputé une finale par an, pour six échecs, la dernière en date en début de saison à Sydney face à Jarko Nieminen.

Il est, de fait, devenu un joker de luxe dans la tête de Guy Forget, capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis. Face au Canada, il a été aligné pour la première fois dans un simple à enjeu."Julien mérite sa sélection. D’abord en double, car il a été par le passé toujours très performant dans cette discipline. En simple, il a quasiment son meilleur classement." S’il n’a pas vraiment existé face au terrible serveur Milos Raonic, il a montré que l’on pouvait compter sur lui dès le lendemain, en double aux côtés de Michael Llodra. Une régularité qui lui ouvre les portes des Jeux Olympiques. Il pointe aujourd’hui à la 4e place des Français virtuellement qualifiés pour les JO, devant Richard Gasquet. Et si c’était lui, le 4e mousquetaire des JO ?

Vincent Fossiez @VincentFossiez