Marion Bartoli
Marion Bartoli | AFP - Gabriel Bouys

Bartoli: "Un mental fort"

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Marion Bartoli (N.15), qui affronte la Belge Yanina Wickmayer (N.23) vendredi en demi-finale du tournoi d'Indian Wells, estime qu'elle a "une bonne chance" d'aller en finale. La N.1 Française a battu mardi en quart de finale la Serbe Ana Ivanovic (N.19) 6-4, 7-6 (7/4) alors qu'elle était diminuée par un virus.

Q: Pensiez-vous atteindre les demi-finales avant d'arriver à Indian Wells ?
R: "C'était plausible car je l'ai déjà fait à Miami (un autre tournoi WTA Premier) l'an dernier. Je ne suis quand même pas loin au classement mondial au point de ne pas penser pouvoir faire un résultat comme ça. J'ai souvent calé en 8e de finale dans ce tournoi mais là j'ai un tour abordable, entre guillemets, alors qu'en demi à Miami j'avais joué contre Venus Williams, qui est une joueuse très difficile à battre. Je suis très heureuse et très contente d'être en demi-finale d'un tournoi comme delui d'Indian Wells, ça prouve encore une fois que je suis capable d'être au plus haut niveau et que le travail entrepris avec mon père (Walter, son entraîneur) depuis longtemps continue à payer."

Q: Comment envisagez-vous votre demi-finale ?

R: "Ce sera quand même un très gros combat contre une grande compétitrice mais c'est évident que j'ai une bonne chance d'aller en finale. Il va donc falloir que je récupère (de son virus, ndlr) le mieux possible pour arriver sur le court avec le plus d'énergie possible. Si j'avais dû rejouer jeudi, ça aurait été beaucoup plus compliqué... Mes deux victoires contre Yanina (Wickmayer) l'an dernier ont été très serrées, un peu comme ici contre Ana (Ivanovic). Elle frappe fort et elle a un jeu agressif, il faudra que je mette en place un jeu de contre. Je respecte énormément Yanina, elle a une histoire et une attitude exemplaires (la Belge a perdu sa mère très jeune, ndlr). On a chacune des projets familiaux très forts avec notre père et on a toutes les deux un mental fort."

Q: La place de N.1 Française est-elle importante pour vous ?

R: "Honnêtement, oui. J'ai toujours aimé être la première, même à l'école, où j'avais d'ailleurs plus de facilités qu'au tennis. J'apprécie d'être N.1 Française, c'est le cas depuis 2007 et je prends la chose très au sérieux."

AFP