Marion Bartoli - Melbourne 2012
Marion Bartoli | AFP - GREG WOOD

Bartoli au finish

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Marion Bartoli, menée 5-2 dans le troisième set, a encore trouvé les ressources mentales et physiques pour se hisser au 2e tour du tournoi d'Indian Wells face à l'Américaine Varvara Lepchenko (2-6, 6-2, 7-5) au bout de plus de 2 heures 30 minutes de combat. Qualifications beaucoup plus tranquilles pour Maria Sharapova et Caroline Wozniacki.

Comme lors de l'Open Gaz de France en février, la tête de série N.7 n'a jamais baissé les bras et s'est sortie d'un trou béant. Sur sa route vers la finale à Coubertin, Bartoli avait en effet dominé l'Italienne Roberta Vinci après avoir été menée 4-1 dans le deuxième set et 5-2 dans le troisième, puis avait battu la Tchèque Klara Zakopalova en deux sets en sauvant deux balles de premier set. Lepchenko, Américaine d'origine ouzbèke, semblait avoir le match sous contrôle après avoir sauvé quatre balles de dé-break pour Bartoli à 2-0 dans la troisième manche. Alignant les coups de patte inspirés en coup droit et flirtant insolemment avec les lignes, elle a mené 5-2, a servi pour le match à 5-3 et se voyait probablement déjà avec le prestigieux scalp d'une joueuse du Top 10.

Mais c'était sans compter sans Bartoli, qui semble ne rien aimer autant que la bagarre, la guerre de position et le défi mental. "Même dans ces moments-là, quand je suis menée, ma force c'est de continuer à faire ce que je sais faire: prendre la balle tôt et attaquer, a expliqué la Française. D'expérience, je sais aussi que ça peut être difficile mentalement pour la fille d'en face de conclure ce genre de match et je profite de ça." "Il y a aussi le fait que physiquement, je ne cale jamais, je suis là jusqu'à la fin", a ajouté l'Auvergnate. Elle a bénéficié de 17 balles de break dans le match, mais deux lui ont suffit pour enlever le dernier set. 

En boulet de canon

Avec des coups plus appuyés, notamment grâce à un changement de raquette en fin de match qui lui a offert "un surcroît de puissance" par le biais d'un cordage plus fin, une mise en jeu très ferme et aussi un "peu de chance", comme sur ce coup "d'un millimètre" sur la ligne (selon le Hawk-eye) qui lui a offert deux balles d'égalisation à 5-5, Bartoli a fini en boulet de canon. "A la fin, je suis bien arrivée à faire avancer la balle", a résumé la N.1 Française. "Cela faisait longtemps que je n'avais pas joué contre Varvara et je n'avais pas trop de repères. En plus, son jeu de gauchère n'est pas évident, a-t-elle dit. Mais même si j'ai commis des erreurs, j'ai toujours cru en mon jeu".

Julien Lamotte