ATP Cup : Novak Djokovic domine Rafael Nadal et égalise pour la Serbie

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Novak Djokovic domine Rafael Nadal et égalise pour la Serbie

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Novak Djokovic a remis les compteurs à égalité en finale de l'ATP Cup entre la Serbie et l'Espagne en battant Rafael Nadal en deux sets (6-2, 7-6).La fin du deuxième set a été phénoménale d'intensité entre les deux hommes, avec un aboutissement favorable pour Djokovic et une Serbie encore vivante dans cette finale. Le double sera décisif.

Un set banal, décevant, sans relief. Djokovic trop parfait, Nadal trop passif. Et puis un set extraordinaire, intense, mythique. Il ne faut jamais tirer de plan sur la comète dans un match entre les trois géants. Le génie surgit quand on ne l’attend pas. Cette fois, c’est dans cette fin de deuxième set de la finale de l’ATP Cup – qui ne pouvait rêver meilleur bouquet final à sa première édition – que Rafael Nadal et Novak Djokovic ont sorti leur habit de lumière.

Le taureau de Manacor s’est rebiffé, il ne pouvait pas laisser le Serbe lui marcher dessus pour un 19e set consécutif sur dur. Mais Novak Djokovic a tenu bon, malgré les volées insensées de l'Espagnol, malgré un tennis un peu plus irrégulier dans le deuxième set. Le Serbe s'est imposé en deux sets (6-2, 7-6), et a permis à l'équipe serbe de survivre dans cette finale après la défaite initiale de Dusan Lajovic face à Roberto Bautista Agut (7-5, 6-1). 

Le service-volée, l'arme de Rafa quand rien ne va

A ceux qui doutaient encore de la capacité de Rafael Nadal à bien volleyer et surtout à venir au filet pour gagner ses matches, il faudrait revoir ce deuxième set. Car après une première manche bien fade un Nadal étouffé par le niveau stratosphérique du Serbe et pas encore bien réglé sur ses coups de fond de court (comme depuis le début de la semaine), personne ne donnait cher de l'Espagnol. D'autant qu'il restait sur une série de 8 matches et 17 sets d’affilée perdus sur cette surface contre Djokovic. Pourtant, l'Espagnol s'est mis, dès l'entame du deuxième set, à enchaîner derrière sa première. Surtout, il a persévéré dans cette tactique quasiment tout au long du set, et à raison. En face Novak Djokovic s'est mis à faire un peu plus de fautes, à se poser un peu plus de questions. A 3-3, le Serbe a dû effacer cinq balles de break. Il semblait acculé. 

Mais le Serbe les a sauvées, et en a profité pour retrouver un peu de momentum. Les deux joueurs ont fini par très bien jouer ensemble, à 5-5, dans un jeu qui restera parmi les plus beaux que les deux hommes aient joué. Ils ont enchaîné des points stratosphériques, sublimés par l'ambiance électrique du stade de Sydney. 

Le tie-break n'a malheureusement pas été à la hauteur des derniers jeux. Novak Djokovic s'est de nouveau transformé en mur infranchissable, alors que Rafael Nadal n'est pas parvenu à garder son agressivité. Au final, le Serbe l'a logiquement emporté. 

Rafael Nadal a encore du pain sur la planche en vue de l’Open d’Australie. Le niveau atteint dans le deuxième set est avant tout dû à sa formidable capacité à se transcender mentalement, à aller chercher des ressources insoupçonnées (le service-volée !) par pur haine de la défaite. Mais on le sait, ses relatives méformes d’avant Grand Chelem s’évanouissent souvent au fil des matches et des tours passés.  A l’inverse, Novak Djokovic ressort de cet ATP Cup avec une jauge de confiance remplie à ras-bord, et fort d’un ascendant qui s’accroît inexorablement sur Rafael Nadal sur dur.