Roger Federer soulève son dixième trophée à Bâle
Roger Federer soulève son dixième trophée à Bâle | FABRICE COFFRINI / AFP

ATP Bâle : Roger Federer décroche son 10e titre après sa victoire en finale face à Alex De Minaur

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Et de dix pour Roger Federer ! Le Suisse a décroché son dixième sacre à domicile à Bâle en dominant Alex De Minaur (6-2, 6-2) dimanche. Il ne lui a fallu qu'une heure et sept minutes pour se défaire du jeune australien, qui n'est pas parvenu à se procurer la moindre balle de break de la rencontre. Federer ajoute un 103e trophée à son palmarès monstrueux et confirme qu'il reste un des favoris pour les échéances de la fin de saison, à commencer par Paris-Bercy à partir de lundi.

Roger Federer était déjà immense, mais il ne cesse de prouver sa grandeur. Le Suisse a décroché son dixième titre à Bâle, chez lui ce dimanche. L’Australien Alex De Minaur n’a rien pu faire pour semer le doute sur le sort de la rencontre et aller à l’encontre de l’histoire. Il s’est incliné 6-2, 6-2 face à Federer sur une autre planète. C’est le 103e titre de la carrière du troisième joueur mondial, qui se rapproche un peu plus encore du record historique de Jimmy Connors.

Si nul n’est prophète en son pays, Roger Federer est une exception. Dans sa ville, lors du tournoi où il était ramasseur de balle adolescent, le joueur de 38 ans n’a laissé personne ne lui voler la vedette. Impérial toute la semaine, et plus frais physiquement après le forfait de Stan Wawrinka en quart de finale, Federer a été simplement intouchable dimanche. L’ancien numéro un mondial a semblé comme seul sur sa planète, en totale réussite sur toutes ses prises d’initiative.

Fed Express dans toute sa splendeur

De Minaur n’a pu que constater les dégâts. Breaké dès son deuxième jeu de service, il a vite compris qu’il n’y aurait pas grand-chose à faire contre ce Federer-là, même en sauvant les deux premières balles de break contre lui. On viendrait presque à se demander s’il a aussi bien joué en fond de court de toute la saison sur dur… En confiance et porté par son public, le Suisse a déroulé pour remporter le premier set sans mal et enchaîner cinq jeux de rang pour mettre la tête de son adversaire un peu plus sous l’eau.

A 3-0 et seulement trois points perdus dans la deuxième manche, Federer a pu contrôler. De Minaur n’a pourtant pas démérité, ne refusant pas le jeu et n’abdiquant pas malgré une situation plus que compromise. Mais Federer est aussi joueur que tueur. Même à 0-30 sur son service à 4-2, de quoi faire naître l’espoir d’un éventuel débreak à son vis-à-vis, le Bâlois a fait parler son expérience et son revers dévastateur. L’affaire était entendue, après seulement 1h09 passée sur le court cette semaine. La "decima" était conclue, la deuxième de sa carrière après avoir signé une pareille performance à Halle, son autre jardin, plus tôt dans la saison.

En larmes lors de la remise du trophée, Federer a rappelé qu’empiler les trophées n’a jamais enlevé sa part d’éternel enfant du jeu, qui n’aurait de son propre aveu "jamais cru remporter 10 titres à Bâle". Le Suisse est resté sans mot, pris par ses émotions. Et il n’a pas fini d’en procurer, à désormais six titres du record historique de 109 titres de Jimmy Connors. Le Masters de Paris-Bercy pourrait lui offrir la prochaine occasion de briller, après seulement 4h20 de jeu sur le terrain dans son antre. Il décidera lundi de sa participation ou non au tournoi de la capitale. "J'ai une réunion avec mon équipe programmée lundi pour discuter non seulement de Paris, mais de la saison prochaine. J'imagine que d'ici demain (lundi) je saurai si je vais à Paris ou non", a-t-il déclaré en conférence de presse.