Andy Murray
Andy Murray a fait taire nombre de ses détracteurs en 2012 | AFP - DAN ISTITENE

2012, le raz-de-Murray

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2012 a de loin été l'année la plus prolifique d'Andy Murray. Longtemps catalogué de joueur inférieur à Novak Djokovic, Roger Federer ou Rafael Nadal, l'Écossais a mis tout le monde d'accord en remportant coup sur coup les Jeux Olympiques puis l'US Open, et en s'affirmant comme un possible futur numéro 1. Dès la saison prochaine ?

Tout vient à point à qui sait attendre. Si ce proverbe trouve son origine dans l'œuvre de Clément Marot, Andy Murray doit aujourd'hui en savourer la signification. Plus de quatre ans après son avènement au plus haut niveau, l'Ecossais est entré dans la cour des grands en remportant ses premiers titres majeurs cette saison. Le Britannique a attendu son 24e titre ATP et sa quatrième finale de Grand Chelem pour débloquer son compteur et redonner le sourire à toute une nation, 63 ans après le dernier succès de Fred Perry.

C'est à Londres, à Wimbledon, que s'est joué le déclic tant attendu pour le protégé d'Ivan Lendl, au sortir d'une finale de Grand Chelem encore une fois perdue face à Roger Federer. Immensément touché par sa défaite, Murray avait touché un pays tout entier par ses larmes après son match perdu en quatre sets : "Je me rapproche" disait-il des trémolos dans la voix au micro du stade. Grâce à ces quelques mots, le joueur colérique et incompris venait d'être adoubé par tout un Royaume. Quelques semaines plus tard, porté par toute la ferveur du public, il prenait sa revanche sur Federer en remportant les Jeux Olympiques sur le même gazon. Un titre qui l'a littéralement transfiguré et qui a porté sa saison vers de nouveau sommet.

Premier succès à l'US Open

Ce premier succès majeur en poche, il restait à confirmer en Grand Chelem. Il ne s'est pas fait prier, remportant début août la dernière levée de la saison à l'US Open, face au Serbe Novak Djokovic après une finale en cinq sets.Murray fait désormais partie des tous meilleurs et plus personne ne se demandera s'il est capable de s'imposer sur un tournoi de deux semaines.

Fort de trois titres et d'une finale de Grand Chelem, Andy Murray vient de boucler la saison la plus accomplie de sa carrière. Plus porté vers l'avant, plus entreprenant et agressif dans l'échange, l'Ecossais a complété sa panoplie de relanceur inusable. De quoi terminer la saison à la 3e place mondiale pour la première fois de sa carrière et viser plus haut.

2013 sera une année cruciale pour Murray, celle de la confirmation et des nouveaux challenges. Le plus grand rendez-vous de l'année sera certainement comme toujours Wimbledon, où il se languit de s'imposer devant les siens. L'Ecossais pourrait aussi faire parler de lui dès l'Open d'Australie où il déjà été double finaliste (2010, 2011). Avec une fin de saison 2012 très bénéfique en points, il pourrait aussi bouleverser la hiérarchie ATP dominée par Djokovic et Federer, lors de la première moitié de la saison, en attendant le retour à la compétition de Nadal. Et un éventuel raz-de-Murray ?