Maxime Teixeira
Maxime Teixeira | AFP - Thomas Coex

Teixeira: "J'étais dans un autre monde"

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A 22 ans, Maxime Teixeira s'est qualifié pour la première fois de sa carrière pour le 2e tour des Internationaux de France. Après un vrai marathon contre Vincent Millot, il poursuit son rêve. Au-delà de la 700e place mondiale voici un an, il pourrait y affronter Roger Federer, l'ancien N.1 mondial.

 - Comment avez-vous vécu ce match, avec une grosse domination pendant un set et demi puis un gros coup de barre physique ?
- "J’étais très bien parti puis c’est devenu un cauchemar, je mène 6/2 4/0, je perds le deuxième et j’ai des crampes qui arrivent au début du troisième alors que j'en avais jamais eu pendant un match. C'était vraiment le cauchemar ! Je me retrouve à perdre le troisième set 6/7. Je me dis que ça va être compliqué, je m’accroche, et j'étais tellement fatigué que je suis devenu comme un zombi, je ne sentais plus rien, je me suis retrouvé à être plus calme et moins fatigué parce que j'étais un peu ailleurs, j'étais un peu dans un autre monde, je suis sorti de tout ça et ça m'a bien aidé."

- Est-ce qu’au gré des péripéties du match, il y a des moments où on pense à Federer que vous pourriez jouer au 2e tour ?
- "C’est ce qui m'a fait sortir, quand je menais 6/2 4/0, je me suis trop vu déjà en train de jouer au deuxième tour, ça m'a tendu, c'est ce qui m'a fait défaut. Après, quand j'étais un peu dans le trou, je me suis dit : « Allez, accroche-toi, c’est Roland, c’est incroyable, tu peux peut-être jouer Roger, fais-le, donne-toi à fond, tu n'auras rien à regretter. » C'est le but, ne rien regretter, même si j’avais mené."

-Au bout d'un set et demi, vous commencez à vous tendre, à faire des assouplissements. Cela vous arrive souvent ?
- "Ça ne m’est jamais arrivé d'avoir des crampes, j’ai été surpris. Je ne sais pas du tout comment le gérer vu que ça ne m'était pas arrivé. J'ai fait appel au kiné, quand il est venu il m’a dit : « C’est la dernière », je lui ai demandé : « C'est la dernière pour le set ? », il m'a dit « : « Non, pour le match. » Ca m'a fait bizarre. Elles sont revenues un peu au cinquième, mais comme j'étais fatigué, après je suis sorti complètement, je ne sentais plus mes jambes, je ne sentais plus rien. Et il y a le public, avoir le public, ça donne des ailes."

- Tu regardes beaucoup ton clan, tu parles beaucoup, à ton coach, je pense.
- "J’ai tendance à me crisper assez vite. Je me suis vraiment tendu et quand je commence à me crisper, je regarde à tous les points, j'essaie de trouver du réconfort. Ce n’est pas évident pour moi de revenir. Heureusement qu'il est là, je le regarde beaucoup."