Marlène Harnois
Marlène Harnois | ALBERTO PIZZOLI

Marlène Harnois se dit victime de harcèlement

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La Française d'origine canadienne Marlène Harnois, médaillée de bronze aux jeux Olympiques 2012 en taekwondo, se dit victime de harcèlement moral et d'autres dérives de la part de son entraîneur en équipe de France après avoir été mise à l'écart des Bleus début avril.

"Ca s'est installé naturellement et dans le temps et ça a été plus ou moins  marqué selon les périodes. Il y avait des insultes, des menaces, du harcèlement  moral, des agressions verbales violentes, des claques à certaines reprises", a  dit Marlène Harnois. Ses accusations visent son entraîneur depuis huit ans chez les Bleus,  Myriam Baverel, couverte selon elle par le directeur technique national (DTN),  Philippe Bouedo. La double championne d'Europe (2008, 2012), qui se dit "détruite" par tout  ce qu'elle a subi, a choisi de parler après sa mise à l'écart de l'équipe de  France début avril suite à un incident avec Myriam Baverel lors d'un  entraînement.

 "On n'a rien statué. Elle n'est pas virée de l'équipe de France, ni mise à  l'écart, elle est suspendue d'entraînement pour la gravité des accusations  qu'elle a portées", a répliqué Myriam Baverel, interrogée par l'AFP. "Je pense que c'est une athlète qui a disjoncté après les Jeux", estime  pour sa part Philippe Bouedo. "Elle est en pleine dépression, elle est paumée". "J'ai toujours été obligée de composer avec Myriam (Baverel) pour pouvoir  faire partie de l'équipe de France", a expliqué Marlène Harnois à l'AFP. "Mon rêve était d'aller aux Jeux et de représenter la France. Myriam était  incontournable", a poursuivi la championne, qui ajoute qu'on lui a demandé de  contracter "un mariage blanc" pour obtenir la nationalité française. "Si tu veux rester en France, tu te maries ou tu dégages+: voilà ce qu'on  m'a dit. Ca m'a fait flipper mais j'avais tellement envie de rester que je me  suis dit que j'allais le faire".

Marlène Harnois, arrivée en France en septembre 2005, s'est mariée en juin  2006, a obtenu la nationalité française en avril 2008 et a divorcé en 2009. "A partir du moment où ils ont eu la certitude que je ne partirais jamais  parce que j'étais trop accrochée à mes rêves, il n'y avait plus de limite.  J'étais sujette à tout. A tout. A partir du moment où j'ai été capable de faire  un mariage blanc, je n'allais pas partir parce que j'avais eu une claque, parce  qu'on me traitait de sale grosse pute d'Américaine de merde", a-t-elle ajouté.

AFP