Myriam Soumaré
La déception de Myriam Soumaré après sa demi-finale du 200m | AFP - Mark Ralston

Soumaré: "Je dois travailler et encore travailler"

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La journée avait pourtant bien commencé pour Myriam Soumaré qui s’était qualifiée ce matin pour les demi-finales du 200m. Mais la barre était un peu trop haute ce soir pour accrocher une finale. Elle termine cinquième de sa course. La championne d’Europe de la discipline est certes déçue mais lucide sur son niveau et sait qu’elle lui reste encore beaucoup de travail.

Après votre série de la matinée, on pensait qu’une finale était jouable ?
"Je suis très déçue de ma performance de ce soir. Ce matin, c’était bien parti, j’étais confiante. En demi-finale, j’ai manqué un peu d’énergie, j’ai manqué d’un peu de ressources pour pouvoir tenir jusqu’au bout du 200m. C’est à moi de bosser et que ma performance soit meilleure la prochaine fois. C’est vrai que là je repars la tête basse".

Qu’a-t-il manqué pour se retrouver dans les huit meilleures ?
"En tout cas, ce n’est pas le physique qui m’empêche d’aller en finale. Je n’ai peut-être pas bien récupéré entre ce matin et cet après-midi. Sinon, je sais que j’avais les jambes. Mes entraîneurs avaient fait du très bon boulot. J’étais en forme. J’ai manqué de jus, un peu de sommeil et d’énergie".

Il y avait pourtant du beau monde pour vous "booster" dans cette série ?
"L’Américaine Carmelita Jeter m’a bien aidé. Je l’avais en ligne de mire. C’était un bon lièvre. Mais je n’ai pas assez bien géré pour pouvoir aller au bout".

Une finale, c’était vraiment votre objectif  ?
"Sur 100m et 200m, je ne m’étais pas fixer de limites. J’espérais les finales. Bon, j’ai vu un peu trop grand. Ce n’est pas grave. Dimanche, il y a le relai avec les filles. Puis, je vais rentrer et bosser très, très dur et essayer de m’imposer l’année prochaine".

En tout cas vous n’avez pas perdu votre sourire ?
"Je suis déçu certes, mais je sais que j’ai donné le meilleur de moi. Je n’ai aucun regret à avoir. Je garde le sourire. Je suis fière de moi. Maintenant, je sais que j’ai encore du boulot. Il faut continuer…".

Gilles Gaillard