Johannes Dürr
Johannes Dürr | ALBERTO PIZZOLI / AFP

Johannes Dürr : "Comme un junkie"

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Contrôlé positif à l'EPO et exclu des Jeux de Sotchi, le fondeur autrichien Johannes Dürr a réagi ce mardi dans un entretien accordé au magazine Sportwoche. Suspendu à vie par la Fédération autrichienne de ski, il explique qu'il se sentait "hideux, comme un junkie" à chaque fois qu'il se dopait.

C'est après une bonne saison 2012-2013 que Johannes Dürr a accepté de se doper, avec les Jeux olympiques dans le viseur. "J'ai eu cette proposition d'un type de l'ex-Yougoslavie. Il m'a donné un plan pour prendre de l'EPO", explique-t-il, précisant qu'il diminuait les doses "pour (se) trouver du côté sûr". Cette précaution, il en était certain, devait lui permettre de ne pas se faire prendre par la patrouille. "J'ai passé des contrôles anti-dopage (sans me faire prendre), pour lesquels j'avais pris la double dose, assure-t-il. Pour les Jeux, j'ai encore revu à la baisse, parce que je savais à 100% que je serai contrôlé. J'étais bête, mais pas à ce point". 

Pourtant, après sa huitième place sur le skiathlon, l'Autrichien apprenait que l'un de ses contrôles pré-compétitions était positif. Désormais suspendu à vie, il ne compte plus faire son retour au sport de haut niveau, car il ne ferait "pas du bien" à sa discipline. "(Se doper), c'était la solution la plus simple. A chaque fois, je me suis senti hideux, comme un junkie. Je savais tout le temps que c'était mal. Mais je ne suis qu'un être humain".

Gaétan Scherrer @GaetanScherrer

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