Ski alpin : "Tout reste à faire", estime Alexis Pinturault

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Auteur·e : France tv sport
Alexis Pinturault
Alexis Pinturault laisse exploser sa joie dans la zone d'arrivée après sa victoire lors de la deuxième manche du slalom géant masculin de la Coupe du monde de ski FIS à Hinterstoder, en Autriche, le 2 mars 2020. | JOHANN GRODER / EXPA / APA / AFP

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"Une grosse bagarre attend tout le monde (...) tout reste à faire", a expliqué Alexis Pinturault, dont la victoire lundi dans le slalom géant de Hinterstoder (Autriche) lui a permis de prendre les commandes de la Coupe du monde de ski alpin à huit courses de la fin.

Vous avez remporté ce slalom géant très long et épuisant. Est-ce un avantage pour vous quand ça devient difficile ?

Alexis Pinturault : "Je pense que si je peux avoir des certitudes, c'est physiquement. Je suis un athlète qui a toujours réussi à s'en sortir quand c'est difficile, à tirer son épingle du jeu. On va dire qu'aujourd'hui, c'était un peu à la dure. En première manche, j'ai quand même un peu dégusté, parce que c'était vraiment long, surtout après le super-G (samedi) qui est extrêmement long, puis le combiné (dimanche). Il y a eu deux grosses journées en amont, et malgré tout, j'ai réussi à bien répondre physiquement."

"Chaque week-end est important depuis le début de l'hiver"

Comment vous sentiez-vous au départ de la seconde manche ?

A.P. : "J'étais assez stressé aujourd'hui. Il y a des jours comme ça, certainement aussi avec la fatigue accumulée des deux jours. J'ai la chance de dire que je commence à avoir un peu l'habitude, je pense que ça aide. Les moments de fatigue accrue, plus on en vit, plus c'est facile à assimiler."

Sentiez-vous plus de pression en arrivant ici pour ces trois courses à Hinterstoder ?

A.P. : "Pas spécialement. Chaque week-end est important depuis le début de l'hiver. Ce qui est difficile cette saison, c'est que les conditions changent sans arrêt. On passe du coq à l'âne, d'une neige salée à une neige complètement glacée, des températures chaudes avec des pistes difficiles à préparer."

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"Une grosse bagarre attend tout le monde"

Aviez-vous le sentiment que cette étape pouvait être un tournant ?

A.P. : "Je savais en venant ici que le combiné serait vraiment très important. Pour les autres courses, un géant pour moi est toujours important, un super-G c'est du bonus. Mais le combiné était extrêmement important pour le petit globe, pour me replacer au général, c'est une discipline où j'arrive à grappiller des points. Ce week-end, le combiné était coché."

Vous vous retrouvez en tête du classement général à huit courses du terme de la saison, avec 26 points d'avance sur Aleksander Aamodt Kilde et 107 sur Henrik Kristoffersen. Est-ce que cela change quelque chose pour vous ?

A.P. : "C'est mieux d'être dans cette position. Les choses vont vite dans un sens et vite dans l'autre aussi. Kvitfjell, c'est le fief des Norvégiens, si Kilde (2e du classement général à à 26 pts) y fait deux victoires, tout de suite il est loin devant. Une grosse bagarre attend tout le monde. Henrik (Kristoffersen, 3e du classement général à 107 pts) y est encore. Tout reste à faire."

Si le programme n'est pas modifié, la prochaine étape ce sont les courses de Kvitfjell. Pensez-vous y aller ?

A.P. : "En temps normal, Kvitfjell, je n'y mettrais pas les pieds, mais c'est juste le contexte qui fait que ce serait bête de ne pas tenter cette chance. (La décision a finalement été prise d'y aller, NDLR) Ce n'est clairement pas un super-G à ma convenance."

Avec AFP.

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