Jean-Baptiste Grange
Le slalomeur Jean-Baptiste Grange | MAXPPP - ANDRE HUBER

Grange: "Content d'être là"

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Le champion du monde de slalom Jean-Baptiste Grange , opéré une 2e fois au genou droit fin mars, effectue sa rentrée de Coupe du monde de ski alpin, mardi soir à Madonna di Campiglio, "content d'être là et de refaire ce que j'aime le plus". "La pression, c'est le monde autour de moi qui la met. Je sais d'où je reviens et je sais où je veux aller aussi. Oui, je suis champion du monde, maintenant ma rentrée je la fais comme je veux et quand je veux", explique le Savoyard de 28 ans.

Avez-vous trouvé le temps long?
Jean-Baptiste Grange : "Je suis avant tout content d'être là parce que ça été galère cet été,  encore galère cet automne et que je vois que je suis de mieux en mieux sur les  skis. Le dos va mieux aussi, il faut que je gère la quantité (entraînement et  compétition, ndlr). Ca fait du bien d'avoir rattaqué les courses, de retrouver  cette ambiance. Ca commençait à être dur à la fin, d'être tout le temps devant  la télé."

Comment s'est passée la pré-rentrée en Coupe d'Europe?
J-BG : "On a eu deux Coupe d'Europe qui étaient vraiment dures. Pozza (di  Fassa, jeudi), c'était +hard+ au niveau conditions, très pentu. Ca m'a bien mis  dedans. Sur la seconde (manche, 11e au final), ça commençait à être correct, à  se mettre en place. Je suis arrivé en bas, j'avais le genou bien +explosé+.  C'est aussi normal quand tu rentres dedans comme ça sur deux courses, ça tire  un peu."

En 2010, pour votre retour après votre première opération, vous aviez  remporté le slalom de Levi, en Finlande...
J-BG: "Levi 2010, c'était ma première blessure, j'avais rattaqué les skis  quatre mois avant. Là, j'ai rattaqué les skis il y a deux mois, en automne  quand les conditions ne se prêtent pas toujours pour bosser comme tu veux. Le  fait d'avoir +fait+ un tendon rotulien cette fois-ci, c'est aussi beaucoup plus  douloureux et plus long. J'ai plus de douleurs à gérer."
   
Quel est votre objectif?
J-BG : "Disons que j'ai déjà tous les repères et les armes pour être  compétitif. Maintenant, je sais très bien que je ne suis pas à 100 %. Après, on  verra. Si ce que j'ai à faire, ce n'est pas encore pour gagner, je ferai ce que  j'ai à faire pour être 15e. Je n'ai pas envie de me mettre d'objectif. J'en ai  pas en tête. C'est d'abord ce que j'ai à mettre en place, techniquement,  mentalement."
 
Ressentez-vous la pression?
J-BG : "Ma pression sur la rentrée, c'est le monde autour qui la met. Je sais  d'où je reviens et je sais où je veux aller aussi. Je suis surtout content  d'être là et de refaire ce que j'aime le plus. Après, oui je suis champion du  monde, maintenant ma rentrée je la fais comme je veux et quand je veux."
   
Retrouver un groupe fort, avec notamment Alexis Pinturault, est-ce un  plus?
J-BG : "Depuis cinq-six ans, ce n'est pas par rapport aux autres que j'arrive à  hausser le curseur. Mais c'est toujours mieux quand tu as un groupe qui est  fort. Maintenant je n'ai pas pu trop skier avec eux jusqu'à présent. Mais c'est  sûr que pour après et l'été suivant, c'est bien d'avoir un gros groupe."
   
Vous avez aussi changé d'équipementier...

J-BG : "On a pu voir sur les premières courses que les Fischer étaient  compétitifs. C'est un bon choix quoi qu'il arrive. Je revenais de blessure, il  a fallu s'adapter un petit peu, ce sont des petits ajustements à trouver, aussi  sur ma technique. C'est un ski un peu plus stable et le rayon de courbe un peu  plus long."

AFP