Kitzbühel
Le label de l'étape de la Coupe du monde de ski alpin aura lieu à Kitzbühel, en Autriche. | Stefan Adelsberger / APA-PictureDesk / APA

Ski alpin - Coupe du monde : Les 10 rendez-vous à ne pas manquer

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Mythifiée par des décennies de champions, son profil spectaculaire et les chutes retentissantes, la Streif offre à Kitzbühel, en Autriche, le label de l'étape phare de la Coupe du monde de ski alpin, qui débute ce week-end par les géants dames et messieurs à Sölden.

Beaver Creek (29 novembre-3 décembre)

C'est l'étape reine de la tournée nord-américaine dans la chic station du Colorado, près de Vail. La Birds of prey (Oiseaux de proie) est une piste exigeante pour les tenants de la vitesse, avec un départ haut perché à 3483 m. Lindsey Vonn, la reine de la vitesse qui veut affronter ses homologues masculins, y a remporté un super G.

Val d'Isère (9-10 décembre)

Le Critérium de la première neige a longtemps ouvert la saison de la Coupe du monde. Se déclinant au masculin (épreuves techniques sur la très raide Face olympique de Bellevarde) et au féminin (descente et super-G sur l'Oreiller-Killy), la station savoyarde, annoblie par la gloire de Jean-Claude Killy, le triple champion olympique de Grenoble 1968, est redevenue une étape fixe du circuit, malgré des problèmes récurrents d'enneigement début décembre.

Bormio (26-29 décembre)

Avec Wengen et Kitzbühel, la Stelvio - le plus haut sommet du Tour d'Italie cycliste - est l'autre référence de la descente. Deux minutes d'adrénaline et d'efforts extrêmes. "Elle a tout, les sauts, les murs, le verglas et les dévers", explique Adrien Théaux. L'Américain Bode Miller, grand funambule et artiste du ski alpin, y a glané deux médailles d'or (super G et descente) lors des Mondiaux 2005. Après trois ans d'absence, Bormio a retrouvé sa place dans le calendrier. Mais la date, entre Noël et le Nouvel An, est un sacré handicap.

Adelboden (6-7 janvier 2018)

Au programme du circuit majeur une semaine avant sa voisine Wengen, Adelboden est pourtant mieux qu'un produit d'appel. Si Alta Badia, en Italie, a ses partisans, Adelboden est considérée comme le classique du géant, cette discipline qui synthétise le ski alpin. Le mur final donne des frissons, avec les géantistes qui plongent vers l'arrivée et la tribune d'où monte le grondement du public.

Wengen (9-14 janvier)

Doyenne du circuit et la longue (4455 m), qui se déroule dans un décor de rêve, au pied de la Jungfrau, du Monschau et de l'Eiger, ce dévoreur d'alpinistes. Elle est restée dans son jus, rétro, atmosphère Belle Époque garantie avec le train à crémaillère. Le passage clé est le Kernen S, quand la piste devient chemin, avec un virage d'entrée que les plus audacieux abordent à plus de 100 km/h. Lors de l'édition 2013 du Laubedrhorn, le 19 janvier, le Français Johan Clarey a été flashé à 161,9 km/h, record du monde pour une descente de ski alpin.

Kitzbühel (18-21 janvier)

La Streif, c'est la plus connue, la plus médiatisée, la plus courue, par les people aussi, pilotes de Formule un, starlettes et, en prime, Arnold Schwarzenegger. La station a bénéficié de l'aura de l'enfant terrible du pays, Toni Sailer, triple champion olympique à Cortina en 1956, qui s'était ensuite reconverti dans le cinéma. Même les piétons peuvent se prendre au jeu en montant au départ. Il leur suffit alors de se placer en contre-bas, dans l'axe du portillon de départ pour assister au spectacle ahurissant des concurrents catapultés dans la pente puis projetés après un brusque virage à gauche dans la Mausafalle (piège à souris), au bout d'un saut de 60 m de long. Émotion garantie.

Schladming (23 janvier)

Le slalom qui fait aimer les piquets serrés. Il est disputé de nuit et la braise couve avec 35.000 spectateurs amassés le long du parcours et dans l'aire d'arrivée, dont beaucoup ont été chauffés par la bière qui coule à flots avant, pendant et surtout après la compétition. Sur le plan sportif, c'est aussi corsé avec une pente sévère que seuls les plus costauds parviennent à maîtriser jusqu'au bout.

JO 2018 (9-25 février)

Les pentes sud-coréennes de Jeongseon (vitesse) et Yongpyong (épreuves techniques), qui vaudront de l'or aux Jeux de février 2018, accèdent cette année à la notoriété, mais le succès risque d'être plus fugitif. La descente de Jongseon, typée glisseurs, manque de difficultés et de vitesse. Le super G s'annonce plus intéressant: la largeur permet de valoriser les portes cachées et les mouvements de terrain. Yongpyang avait accueili les géantistes de la Coupe du monde il y a une quinzaine d'années, faisant la part belle aux skieurs techniques.

Are finales (12-18 mars)

Avant d'accueillir à nouveau les Mondiaux en février 2019, Are organise les finales de la Coupe du monde. L'Autrichien Marcel Hirscher pourrait y décrocher un 7e gros globe de suite, pour un nouveau record. Quant à Lindsey Vonn, elle espère y battre le record des 86 victoires du Suédois Ingemar Stenmark.

AFP

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