Marmottan sourire podium
Anémone Marmottan heureuse de son podium | JONATHAN NACKSTRAND / AFP

Marmottan : "Un aboutissement"

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Anémone Marmottan, deuxième jeudi du slalom géant d'Are, son premier podium en Coupe du monde de ski alpin, a estimé que c'était "l'aboutissement d'un long chemin" marqué aussi par le doute et les blessures. "Ca fait un moment que je tourne autour (du podium)", a rappelé la skieuse de Val d'Isère, âgée de 28 ans, déjà deux fois au pied du podium lors de la saison 2010-2011.

Ce podium, vous l'avez longtemps attendu
R: "C'est l'aboutissement d'un long chemin. Ca fait un moment que je  tournais autour. Cette saison, mais il y avait aussi eu des bonnes places les  saisons précédentes. C'est sûr que ça a été long à venir. Je suis très très  contente et j'ai encore du mal à réaliser. Je me sens apaisée. Je n'en étais  plus très loin (du podium). On ne se lève pas le matin en se disant +c'est  aujourd'hui+. Je ne l'ai pas pas plus senti que d'autres fois quand il  n'arrivait pas."

Quelle est l'importance de la 8e place aux Jeux, sur le coup décevante?
R: "La course des Jeux m'a orienté sur le bon chemin. J'ai mis beaucoup  d'investissement sur les Jeux, sur cette saison. Tout n'était pas loin mais il  n'y avait jamais la finalité justement. J'ai beaucoup cherché pour les  dernières petites choses qui me manquaient. Après les Jeux, j'ai fait un bon  bilan. Et je pense que ça va beaucoup me servir pour la suite. Régulièrement,  j'étais dans le top 10. Je n'étais pas assez régulière sur mes manches. C'était  plus un état d'esprit qu'un problème technique."

Et il a fallu assumer l'absence de la championne du monde Tessa Worley?
R: "Après la blessure de Tessa, c'est vrai que ça a été dur. En plus, on  enchaînait sur Val d'Isère. J'arrive, je suis de là-haut, je connais  pratiquement tout le monde. C'est agréable de courir chez soi mais c'est aussi  une autre pression à gérer. En plus il n'y avait plus Tessa, qui a l'habitude  de gérer tout ça. Après, ça fait un peu de temps que je suis sur le circuit.  C'était plus un travail sur moi-même et pas forcément ce qu'il y avait autour  qui gênait.".

AFP