Tessa Worley
La skieuse française Tessa Worley | AFP - PHILIPPE DESMAZES

Coupe du monde de ski - Sölden: Tessa Worley, la pensée positive

Publié le , modifié le

De retour à la compétition il y a un an après une rupture du ligament croisé du genou droit, Tessa Worley a connu une saison 2014/2015 compliquée. Rassurée sur son état de forme et décidée à en découdre, la « Puce » assure que ces événements l’ont fait « mûrir » et vise la « régularité ».

"Ce que j’aime, c’est être là (avec les meilleures, ndlr) sur la durée". Tessa Worley n’a que peu goûté aux joies d’un beau résultat en Coupe du monde la saison dernière : un top 10 (7e à Sölden) pour débuter, un autre (8e à Méribel) pour finir. Pour le reste, une campagne galère à chercher les automatismes, la confiance et son meilleur niveau à l’image de l’équipe de France féminine de ski alpin. On efface tout, on recommence ? Pas tout à fait si l'on en croit la skieuse de 26 ans: "On a pu me dire que ma saison dernière était moins bonne et un peu creuse mais j’ai beaucoup appris sur moi-même, comment j’évolue après ma blessure... C’était très enrichissant". Quand, comme elle, on a connu les joies d’un podium final sur la Coupe du monde de géant (2011 et 2012), difficile de se satisfaire d’être reléguée hors du top 15.

"Gagner"

"Je n’ai pas envie de me cantonner à un objectif chiffré. Mes envies restent les mêmes : gagner. Si je suis capable de faire 10e, je partirai de cette base pour encore progresser. Si je peux être devant, bien entendu je le ferai mais l’envie, c’est d’être sur le podium", détaille Worley. Et pour ce faire, elle n’a pas hésité à se mettre en danger : "il y a eu clairement une remise en question de tout le monde, on a peut-être laissé échapper des petites choses donc on ne veut laisser passer aucun détail", sans toutefois oublier ce qu’elle a été : "je retrouve les automatismes que j’ai déjà pu avoir plusieurs fois sur le circuit". Consciente de ses soucis techniques et de confiance la saison dernière, Worley arrive fraîche mentalement pour attaquer une nouvelle campagne à Sölden ce weekend. Une saison qui sera particulière, puisque blanche d’événements "majeurs", comprenez Jeux Olympiques ou Mondiaux. Un avantage pour une athlète qui, certes contente de sa préparation, est à la poursuite de la confiance en compétition. "La compétition c’est différent. Oui il y a un état d’esprit à avoir, ne pas se laisser envahir par le stress mais c’est compliqué quand ça ne va pas bien" lâche Worley en faisant référence à la saison dernière. Cette confiance, la "Puce" tient à la retrouver toute seule : "c’est important de la reconstruire soi-même".

"Régularité"

La confiance, oui mais pour aller jusqu’où ? Le globe de la spécialité ? Difficile à imaginer après une saison si galère que celle de l’an dernier. Oui mais, Tessa Worley ne se ferme aucune porte, elle qui a déjà gagné huit fois en Coupe du monde entre 2009 et 2014. "C’est bien qu’il n'y est pas d’événement spécial, ça étale la pression mais ça reste une saison importante pour moi", pense-t-elle avant de préciser ses objectifs : "On verra si c’est envisageable (de remporter le globe, ndlr) après le début de saison mais c’est clairement ce que je souhaite. On est là pour gagner des courses, puis gagner avec la régularité. C’est vraiment ce qu’on recherche". Premiers éléments de réponse pour le géant d’ouverture à Sölden dès samedi.