Théaux super-G Garmisch 022011
Adrien Théaux en pleine action | AFP - FABRICE COFFRINI

Théaux n’a pas su s’adapter

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« On peut être le meilleur du monde, on n’est pas à l’abri d’une petite faute. » Adrien Théaux pensait évidemment au Suisse Didier Cuche, grandissime favori et seulement 4e du super-G des Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen. Comme ses collègues de travail, le Pyrénéen avouait s’être battu avec une piste gelée et bosselée. Lessivé et 10e au final, le bilan n’était pas mauvais mais Adrien Théaux visait bien plus haut.

Parti dossard 13, le meilleur descendeur français du moment a longtemps flirté avec le chrono de Reichelt qui s’était élancé juste avant lui. C’est au milieu du super-G que l’écart s’est creusé avec l’Autrichien, médaillé d’argent derrière l’Italien Innerhofer. « Il faut rester dans la bonne ligne, explique-t-il. Après il y a la ligne juste mais ce n’est pas tout le temps celle qui va la plus vite. Sinon on fait des boucles mais on ne prend pas de vitesse sous nos skis. Il faut savoir au départ qu’on va se faire malmener. C’est dur physiquement car c’est long et puis quand on se fait taper les cuisses de haut en bas, on arrive en bas cramé. »

Théaux n’en veut pas à la piste d’avoir fait cette impitoyable sélection. Frustré, il a regretté ses petites fautes qui l’ont éloigné du podium. « Ca été un combat, commente-t-il. Je suis un peu déçu car on vient aux Championnats du monde pour jouer devant et aller chercher une médaille. Je n’ai pas réussi aujourd’hui. Cela reste un résultat correct, moyen même si ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. J’ai essayé et j’ai fait des fautes. C’était faisable mais je passe à côté. »

Seule consolation, de nombreux favoris sont eux aussi passé à côté de leur course, voire hors-sujet pour certains. « Tout le monde s’est fait piéger, même un Svindal qui est arrivé en bas un peu cuit et plus trop lucide, reprend-t-il. Le but du jeu n’est pas de tout damer et faire un boulevard. Les conditions sont difficiles mais elles le sont pour tous. Ce n’est pas le jour où on se fait le plus plaisir mais, ce sont les Championnats du monde et il faut s’adapter »

Voilà en tout cas Adrien Théaux prévenu sur les conditions qu’il va retrouver samedi lors de la descente. « Les vaguelettes qui nous ont embêté aujourd’hui seront encore là pour la descente. Ils ne repassent pas les dameuses entre les deux disciplines, au contraire, tout est fait pour maintenir une piste dure. Rien ne va changer à part le tracé. Il faudra se battre. Mais on est au courant. »