Le skieur français Brice Roger
Le skieur français Brice Roger | AFP - DIMITAR DILKOFF

Saint-Moritz : Brice Roger, Alexis Pinturault, fortunes diverses et espoirs communs

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Brice Roger et Alexis Pinturault n’ont pas connu les mêmes choses sur le super-G des Mondiaux de Saint-Moritz. Le premier, comme Adrien Théaux, est passé à côté. Le second, en revanche, a été très bon. Les deux Français ont déjà en tête d’autres rendez-vous : la descente du week-end pour l’un et les épreuves techniques de la semaine prochaine pour l’autre.

Brice Roger (18e du super-G)

Le skieur français Brice Roger
Le skieur français Brice Roger

Sa course

"Je pars avec des bonnes intentions, j’ai des bons intermédiaires sur le haut. Je me sentais bien, mais au fil du tracé, j’ai perdu mes sensations. J’ai deux trois lignes un peu hésitantes, je me crispe un petit peu, ça me coûte cher. Je corrige deux trois trajectoires, mais je fais une grosse erreur de ligne sur une porte cachée en bas et je perds une seconde sur la partie basse comme Adrien (Théaux, ndlr). Ce n’est pas ce que j’espérais".

La descente

"J’ai une grosse carte à jouer. J’ai fait un super entraînement hier (mardi, ndlr) - le Français a signé le deuxième temps à 21 centièmes du Suisse Beat Feuz -. Il faudra que j’analyse ma course en vidéo car je me suis crispé au fur et à mesure. En descente, je suis plus relâché. C’était un super-G ‘typé descente’, j’aime bien. Désormais je dois bien récupérer et que je dois rester dans le même état d’esprit. Je n’ai rien à perdre. Je suis un outsider sur cette descente. Je suis là pour me faire plaisir et normalement dans ce cas-là, je skie vite".

Lire aussi : Adrien Théaux : "Quelques hésitations qui coûtent cher"

Alexis Pinturault (6e du super-G)

Le skieur français Alexis Pinturault
Le skieur français Alexis Pinturault

Sa course

"C’était un tracé très rectiligne, qui convient aux gabarits qui savent glisser, qui savent créer de la vitesse, ce qui est loin d’être mon cas. Je fais facile 10 kilos de moins que la moyenne. Il fallait donc que je prenne des risques dans les parties techniques, dans les parties où il y avait des courbes à attaquer, même s’il y en avait peu. Je suis content, parce que sur le papier c’était loin de me convenir".

Son état d’esprit

"J’ai tout fait à fond. J’étais obligé. Ce sont des Mondiaux, faut jouer crânement sa chance. On est là pour viser les médailles, mais il faut savoir aussi faire le dos rond. J’ai donné le meilleur de ce que je pouvais faire. Mais les conditions, et notamment le tracé, n’étaient pas à mon avantage. C’est surtout la semaine prochaine, les rendez-vous importants".

Le combiné alpin

"Est-ce que ce résultat est un bon présage pour la descente du combiné? Il reste des entraînements et donc des repères à prendre. Mais c’est vrai, ce super-G a permis d'en prendre, car on suivait beaucoup les traces de la descente. Pour l’instant, je n’envisage pas de faire comme Hermann Maier et glisser vers la vitesse. Cela ne me dérangerait pas, mais on verra dans les prochaines années. Mon programme? L’entraînement de la descente et puis il faudra remettre les skis du slalom pour préparer le combiné alpin (prévu lundi 13, ndlr)".