Vonn en action 012011
L'Américaine Lindsey Vonn | AFP - JOE KLAMAR

Riesch et Vonn contre le reste du monde

Publié le , modifié le

Les championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen seront placés sous le signe de la rivalité entre Maria Riesch et Lindsey Vonn. Les copines qui passent leurs fêtes de fin d’année ensemble vont en découdre à partir de mardi (super-G). A elles deux, ces skieuses pourraient bien truster les cinq titres de la compétition féminine. A moins que Tessa Worley ne confirme sa domination sur le Géant et que Marlies Schild en fasse autant sur le slalom…

A la lutte pour le grand globe de cristal de la Coupe du monde, Riesch et Vonn vont avoir droit à quelques jours de répit pour chasser l’or des Mondiaux. Moins éclatants que les JO d’hiver ou que l’ultime récompense d’un globe de Coupe du monde, ces Championnats sont un peu les parents pauvres du ski alpin. Pas beaucoup de préparation. Course d’un jour. Coincés au milieu de la saison. Ils ne font pas vraiment l’unanimité chez les skieurs. Sauf quand on joue à domicile. Attendue par tout une ville, une région et un même un pays, Maria Riesch n’a aucunement l’intention de faire l’impasse sur Garmisch. Ambassadrice de la candidature de Munich aux JO de 2018, elle rêve de gagner sur tous les tableaux.

Pour y parvenir, elle devra battre Lindsey Vonn, la grande dame de la vitesse. Jamais l’Allemande n’a semblé aussi proche de le faire. La suprématie de l'Américaine, championne du monde en titre en descente et en super-G, et vainqueur de la Coupe du monde ces trois dernières années, est cette fois frontalement remise en cause par Riesch, qui s'était contentée jusqu'à présent des places d'honneur en fin de saison. Ebranlée par une chute à l'entraînement, Vonn pourrait renoncer à défendre son titre en super-G, en ouverture mardi, une discipline où elle a été de tous les podiums sans exception depuis deux ans. Est-ce un premier signe ?

L’année de Worley ?

Avec l’appui du public, Riesch se sent peut-être pousser des ailes comme la Suédoise Anja Paerson à Öre en 2007 (trois médailles d’or) ? Ultra-polyvalente, l’Allemande a gagné en vitesse ce qu’elle a un peu perdu en slalom. Cette saison, elle n’a rien pu faire face à l’écrasante domination de l'Autrichienne Marlies Schild, victorieuse de cinq des sept premières manches de cet hiver. En Géant, elle est tombée sur une autre skieuse dont le potentiel ne demandait qu’à éclore : Tessa Worley. Pas encore assez mature à Val d’Isère, la skieuse du Grand Bornand s’est bonifiée en deux ans et est, à 21 ans, la meilleure chance tricolore de ces Mondiaux avec Jean-Baptiste Grange.

Après son zéro pointé à Vancouver, l’équipe de France peut légitimement espérer faire mieux. Elle en a le potentiel avec Worley sur le géant mais aussi lors du slalom avec Sandrine Aubert et la révélation niçoise Nastasia Noens. En vitesse, il sera plus difficile à Marie Marchand-Arvier, Ingrid Jacquemod, Marion Rolland et Aurélie Revillet d’accrocher un podium. Sur une piste qu’elle connaissait par-cœur, MMA avait obtenu l’argent du super-G à Val d’Isère. L’avantage sera cette fois pour les Allemandes. N’est-ce pas Maria Riesch ?