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Le Croate Ivica Kostelic | AFP - DIMITAR DILKOFF

Kostelic renonce à la descente et au super-combiné

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Le Croate Ivica Kostelic a décidé de quitter, ce mercredi, les Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen après sa médaille de bronze en super-G, pour revenir seulement la semaine prochaine afin de disputer le géant et le slalom. Il renonce donc à la descente de samedi et surtout au super-combiné prévu lundi, dont il était l'un des grands favoris.

La surprise du chef

S'il avait effectivement indiqué fin janvier qu'il ne disputerait pas toutes les épreuves lors des Mondiaux de ski alpin, Ivica Kostelic en a surpris plus d'un en annonçant qu'il était forfait pour la descente et le slalom. Malgré son podium en Super-G, le leader de la Coupe du monde a jugé que "la piste était limite" à Garmisch,  ce qui l'incitait à faire des impasses sur les autres épreuves de vitesse. "C'était sûrement la course la plus difficile de toute ma carrière, toutes  disciplines confondues", a estimé le triple médaillé d'argent olympique. "J'étais encore plus content d'arriver en bas en un seul morceau que de gagner une médaille."

Kostelic n'est pas le seul à avoir émis des critiques quant à l'état des pistes de la station allemande. "Dès le milieu de la course, c'était un combat pour ne pas chuter et rien  d'autre", a raconté Carlo Janka, au terme de son super-G. Le champion du monde  et olympique de géant veut "réfléchir à la suite": "Si les conditions sont les  mêmes, je pourrais faire l'impasse sur la descente et le super-combiné."  L'un des cadors de la vitesse, Didier Cuche, a estimé qu'il n'avait "pas  été loin de subir la piste" mercredi. Lindsey Vonn, la première, avait pointé dès lundi, à la veille du super-G  dames, "une piste vraiment limite pour une compétition féminine".

"Certes la piste est exigeante, dure, avec des endroits raides, des conditions difficiles à cause de la météo. La dangerosité est fonction des capacités des athlètes", a rétorqué Günter Hujara, directeur des courses messieurs en Coupe du monde. "On ne peut pas mieux protéger les coureurs pour l'instant", a jugé M.  Hujara, soulignant que les skieurs avaient tous des préférences différentes qui ne pouvaient être toutes satisfaites.

Isabelle Trancoën