Erik Guay médaille d'or 022011
Erik Guay et sa médaille d'or | AFP - Erich Spiess

Guay : "Un sentiment très spécial"

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Erik Guay , sacré champion du monde de descente deux ans après John Kucera, voulait d'autant plus "conserver l'or au Canada" que l'équipe canadienne a connu des saisons difficiles entre les blessures et son zéro pointé lors de ses jeux Olympiques à Vancouver.

Que vous inspire ce titre, vous qui êtes resté si souvent au pied du podium que ce soit aux Mondiaux ou aux jeux Olympiques ?
"Cela rend ce titre encore plus spécial. Plusieurs avaient dit de moi que je n'étais pas un skieur des grands événements. Ce qui vous pousse toujours à prouver le contraire. Les JO de Turin ont été vraiment difficiles. J'étais quatrième, mais j'avais été blessé juste avant, je n'avais pas skié presque tout le mois précédent. Puis aux Jeux de Vancouver, j'ai terminé deux fois cinquième, à quelques centièmes du podium. Je ne peux pas dire que j'aie tremblé ou que je n'aie pas fait ce que je devais faire, mais parfois vous êtes tout à fait dans le coup, et c'est ce qui s'est passé aujourd'hui."

L'équipe canadienne n'a pas été épargnée par les blessures ces deux dernières saisons. John Kucera, le champion 2009, n'est pas encore de retour. Vous êtes comme le dernier rescapé et vous gagnez le titre...
"Johnny n'était pas là aux Championnats du monde pour défendre son titre. J'ai pensé que ce serait bien de conserver l'or au Canada. Et quand il reviendra en pleine forme, il pourra tenter de le défendre de même aux prochains Championnats du monde. La saison a été difficile avec Manuel Osbourne-Paradis et François Bourque blessés, et puis Johnny, qui reprend le ski mais pas encore à 100%. Pour les entraîneurs, ce titre aussi fait du bien. Mais tous ceux qui m'entourent ont rendu cette victoire possible. Et c'est un sentiment très spécial."

Vous-même, vous avez été diminué par des problèmes de dos. Comment avez-vous fait pour être au rendez-vous cette semaine ?
"Ma saison a été compliquée dès le début avec ces problèmes de dos. J'ai dû faire l'impasse sur des courses. Après Chamonix, fin janvier, mon dos semblait à nouveau avoir mal réagi. J'ai beaucoup travaillé avec des kinésithérapeutes et des préparateurs physiques pour remettre mon dos en état. Après Hinterstoder début février, c'était encore douloureux mais en progrès. Quand je suis arrivé à Garmisch, je n'étais pas en confiance, il faut avoir quelques jours de ski pour cela, et le super-G était si glacé et bosselé, que ce fut encore un gros défi. J'ai continué à travailler dur. A chaque entraînement cela allait mieux, donc j'ai gardé mon calme avec l'oeil rivé sur l'objectif."

AFP