Aubert Garmisch sourire 022011
La Française Sandrine Aubert garde le sourire | AFP - ODD ANDERSEN

Aubert ne s’éclate plus

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Sandrine Aubert n’a plus que son sourire et son désespoir à offrir. Abandonnée par son ski, la slalomeuse des Deux-Alpes erre entre les piquets depuis le début de la saison. Si elle n’est pas sortie à Garmisch, le bilan n’est guère mieux avec une 25e place à 4’86’’. Ça ne fait que deux ans mais qu’elles semblent loin ses quatre victoires en Coupe du monde.

C’est presque un appel au secours. Une bouteille jetée à la mer. La machine à skier s’est échouée contre les rochers et Sandrine Aubert rame. « Si quelqu’un à une idée, il peut me la faire passer, lance-t-elle. J’ai besoin de temps. Je dois reprendre du plaisir et revenir plus confiante. Toutes les courses sont importantes. Il faut peut-être arrêter de les prendre comme ça. On est avant tout là pour s’éclater et je ne m’éclate vraiment pas. »

Le constat est criant de sincérité mais sans appel. Sans ressource mentale, Sandrine Aubert se cherche. Elle skie sans y croire, presque les yeux fermés. Comme à Garmisch avec deux secondes de rendues dans chaque manche. « J’ai essayé, tente-t-elle de se convaincre. Ça n’a pas donné un meilleur résultat qu’à la première manche mais j’ai essayé. Je crois que tout le monde passe par là, par des moments où ça ne passe pas. Il rester calme et trouver les bonnes solutions pour s’en sortir. Je dois être patiente. »

Isolée du groupe France par sa propre volonté, Sandrine Aubert ne sortira du tunnel que par ses propres moyens. Par le travail et le sourire qu’elle continue d’arborer en toutes circonstances devant les médias. En coulisses, c’est une autre histoire qui se noue. « Je me suis énervée depuis le début de la saison. J’ai beaucoup brassé. A pleurer dans tous les sens, ça n’amène à rien. Il faut rester calme. » Peut-être est-il temps de rentrer au bercail avec les jeunes pousses de l’équipe de France ? Jusqu’à ce matin, les ponts entre la Fédération et la skieuse étaient toujours coupés.