Mondiaux de Biathlon : Émilien Jacquelin champion du monde de la poursuite pour la deuxième année consécutive

Publié le , modifié le

Auteur·e : Jean-Baptiste Lautier
Emilien Jacquelin sur la poursuite des Championnats du monde de biathlon
Emilien Jacquelin remporte la poursuite des Championnats du monde de biathlon, dimanche 14 février 2021. | Joe Klamar / AFP

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Exceptionnel ! Émilien Jacquelin a conservé son titre, dimanche 14 février, en remportant la poursuite des championnats du monde à Pokjluka. Auteur d'un 20/20 au tir, le Français a devancé le Suédois Sebastian Samuelsson (20/20, +7"3') et le Norvégien Johannes Boe (18/20, +8"1) pour offrir la première médaille d'or à l'équipe de France sur ces Mondiaux.

Émilien Jacquelin est bel et bien le maître de la poursuite aux championnats du monde. Le Français a fait briller son dossard doré de tenant du titre en décrochant une nouvelle médaille d’or dans la spécialité après son triomphe de l’an passé à Antholz-Anterselva. Le Grenoblois a éteint la concurrence tir après tir en faisant basculer les cibles à une vitesse supersonique. L'exploit réalisé dimanche 14 février le place au firmament, lui qui rejoint Martin Fourcade parmi les biathlètes qui ont conservé leur couronne sur la poursuite.

Jacquelin, "Lucky Luke" des pas de tir

Les Français étaient en embuscade derrière Martin Ponsiluoma après leur très beau tir groupé du sprint de vendredi. Simon Desthieux s'élançait en deuxième position (+11") et Emilien Jacquelin en troisième (+13"). Dès le premier tir couché, c’est ce dernier qui a pris la tête au côté de Johannes Boe avant de délaisser le Norvégien grâce à un deuxième passage parfait derrière la carabine, pour ne plus jamais perdre les commandes. Le Français a été magistral au tir, enfilant les cibles à très grande vitesse avec le meilleur temps sur le pas de tir (1'25"8), mais également à ski sur la sinueuse piste slovène, pour décrocher, pour la deuxième année consécutive, le titre mondial sur la poursuite.

"Je suis super fier parce je savais que ça allait être dur. La poursuite est peut-être la course la plus difficile à aller chercher. Je l’ai cochée depuis l’an dernier, le lendemain de la poursuite de Antholz. C’est un rêve d’enfant de garder son titre. J’ai mis mes doutes de côté, je ne me suis pas posé de questions, j'ai fait ce que je sais faire", a expliqué le champion du monde au micro de La chaîne l’Équipe après la course, encore secoué par l'événement. "Pour l'instant j’ai du mal à réaliser. C'était quasiment la dépression cet été, je remercie mes proches qui m’ont aidé dans ces moments difficiles. Cette victoire est pour eux."

Derrière, Simon Desthieux peut nourrir quelques regrets. Le skieur de l’Ain était à un rien d’offrir un doublé historique à l’équipe de France, jusqu’au dernier tir. Une faute sur le deuxième debout a fait s’éloigner Samuelsson et Boe, mais surtout une nouvelle breloque. Desthieux a finalement terminé 5e (19/20, + 46’6), juste derrière un autre Françai,s Quentin Fillon Maillet (4e, 18/20, +45’6), très solide à ski mais pas au tir. Antonin Guigonnat s’est lui classé 21e (14/20, +2’58”8).

Médaillé de bronze, Johannes Boe a péché dans le dernier tour après avoir forcé en début de course pour rattraper ses cibles manquées. Le Norvégien a été cueilli au sprint par Sebastian Samuelsson mais permet tout de même à sa nation de sauver les meubles et d’éviter une nouvelle course sans médaille chez les hommes. Il n'a également pas manqué de souligner la démonstration d'Emilien Jacquelin derrière la carabine. "C'est probablement le plus beau tir jamais vu en biathlon" a-t-il déclaré après la course. Un beau compliment venant de l'ogre actuel de la discipline.

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