Martin Fourcade Östersund
Le biathlète français, Martin Fourcade | AFP - KONSTANTIN CHALABOV

Martin Fourcade : "je n'étais pas inquiet"

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Sa victoire à Östersund sur le sprint de 10 km ce samedi est venu confirmée ce que Martin Fourcade pensait depuis le début de la saison : il avait confiance en son niveau sur les skis. Ce succès, le 40e en Coupe du monde, vient confirmer une évidence qu'il tenait à rappeler, il faudra compter sur lui.

On l’avait retrouvé déçu après sa 22e place en ski fond, énervé après sa 21e place sur l’individuelle, ce samedi Martin Fourcade était content. Sans en rajouter. Il a retrouvé la plus haute marche du podium, celle où il a pris ses habitudes depuis quatre ans qu’il survole la Coupe du monde de biathlon. "Je suis bien content, c’est cool de lancer la saison de belle manière. C’est bien de ne pas courir après ce résultat et de chasser les doutes qui peuvent exister tant qu’on n’a pas gagné", a-t-il assuré après ce 40e succès en Coupe du monde. L’individuelle et ce dernier tir bazardé est oublié. Pour évacuer la frustration, Fourcade s’est remis au travail et quand les autres prenaient un jour de repos, lui est allé s’exercer au tir. "J’étais frustré le lendemain (jeudi, ndlr) donc je suis allé faire une séance de tir qui m’a fait du bien. Une longue où j’ai repris les bases. Il fallait que je reprenne confiance". Vendredi, il a remis ça et le résultat s’est vu dès ce samedi avec un 8/10 réalisé dans des conditions difficiles.

"J’ai déjà perdu en partant devant"

"On s’attendait à pire pour dire vrai, avoue-t-il. Pendant les réglages avant la course ça allait, il n’y avait pas trop de vent, mais finalement ça s’est avéré plus compliqué. J’ai réussi à passer entre les pièges". Martin Fourcade s’est adapté en se positionnant sur les tapis du fond, celui où se sont faites les différences et où nombre de biathlètes ont cumulé les pénalités. Son tir soigné, il a démontré qu’il n’avait rien perdu de son niveau sur les skis. Ce qu’il répétait à longueur d’interviews depuis le début de la préparation. "J’étais confiant sur mon niveau physique, je n’avais pas de doute", insiste-t-il. Cette victoire le place dans des très bonnes conditions pour la poursuite de dimanche où il partira avec 50 secondes, au moins, d’avance sur tous ses adversaires. "Ce sont de gros écarts, c’est toujours mieux de partir devant, mais j’ai déjà gagné des poursuites en partant derrière et j’en ai perdu en partant devant", relativise-t-il. Il n’a pas envie de tirer des conclusions hâtives après seulement deux compétitions.

Ravi pour Fillon-Maillet

Quentin Fillon-Maillet embrasse Martin Fourcade
Quentin Fillon-Maillet embrasse Martin Fourcade

Fourcade premier, la France place un deuxième biathlète dans le Top 5, le jeune Quentin Fillon-Maillet. Une deuxième quatrième place sur le sprint après celle en individuelle. Le leader tricolore a eu un mot pour son camarade de l’équipe de France. "Quentin confirme, il faut deux super courses. Il surprend tout le monde y compris lui-même. C’est génial, il se retrouve deuxième du général et est en position de prendre le jaune demain (dimanche, ndlr), s’enthousiasme Fourcade. Après il ne faut pas trop lui en demander". Un Français, leader du général dimanche, et pas forcément celui qu’on attendait, cela serait une belle surprise. Martin Fourcade attend sereinement la suite de la saison. Avant le classement général, son objectif cette saison, il avait surtout hâte de retrouver sa famille. "Plus que deux jours", souffle-t-il. Avec un deuxième succès dans la besace en guise de cadeau de retrouvailles ? Réponse demain.