Martin Fourcade
Le biathlète français, Martin Fourcade | AFP - NATALIA KOLESNIKOVA

Fourcade: "encore des choses à faire"

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Martin Fourcade débute jeudi la première épreuve individuelle de Coupe du monde de biathlon à Oestersund (Suède). Une course qui lancera sa saison qui devrait le mener aux Jeux Olympiques de Sotchi où il espère décrocher son premier titre olympique. La coupe du monde sera un moyen pour lui de savoir s'il est "toujours le meilleur".

Que ressentez-vous avant la première épreuve individuelle?
Martin Fourcade
: "Je sais que ma préparation s'est plutôt bien passée, je ne me suis pas  blessé, je n'ai pas été malade et je suis content de ce que j'ai fait, mais  j'attends le verdict. Je suis comme un écolier, je sais que je n'ai pas fait de  hors-sujet, mais je ne sais pas si je vais avoir 12, 16 ou 18. J'ai suivi dans  les grandes lignes ce que j'avais fait les étés précédents. Je crois que sur le  tir, j'ai progressé, je suis plus régulier, j'ai travaillé sur ma vitesse  d'exécution sur le tir couché pour me rapprocher des meilleurs. Il y a une part  d'excitation et de désir, j'ai envie de mettre ce premier dossard pour savoir  si je suis toujours le meilleur mondial."

En tant que vainqueur des deux dernières éditions, vous êtes l'homme à  battre...
M F
: "C'est un statut qui ne me dérange pas, j'ai déjà eu à le gérer par le  passé. J'ai déjà gagné des courses en étant l'homme à battre et c'est même  quelque chose qui me réussit plutôt bien. J'ai envie de performer et d'être  parmi les meilleurs en ce début de Coupe du monde. Je veux me montrer à  moi-même qu'il faudra compter sur moi pour les jeux Olympiques."

Les JO de Sotchi, c'est le point d'orgue de la saison...
M F
: "C'est un événement tellement important, j'en rêvais quand j'étais  gamin, je suis fixé sur ce rendez-vous depuis Vancouver. C'est clair, je vais à  Sotchi pour ramener un titre olympique. Et après si je l'obtiens, je me mettrai  à rêver à plus. Une chose est sûre, je continuerai pour la prochaine olympiade.  Il reste encore des choses à faire. Si l'envie et la passion restent fortes, il  n'y a pas de raison d'arrêter. La Coupe du monde reste une super préparation,  j'ai besoin de courses, je ne peux m'imaginer rester sans compétition pendant  quatre semaines avant les JO. Mais je ne m'interdis pas de faire une impasse  sur une étape de Coupe du monde en janvier, peut-être à Ruhpolding (Allemagne)."

AFP