Marie Dorin-Habert délivrance Mondiaux
Marie Dorin-Habert | KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

Dorin-Habert : "Après l'accouchement, tout devient facile"

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"L'accouchement, c'est tellement dur qu'après tout devient facile", a résumé avec humour Marie Dorin-Habert, championne du monde de sprint en biathlon, samedi à Kontiolahti (Finlande).

Q: Que ressentez-vous après ce titre ?
R: "Je suis  super contente. Je peux rentrer maintenant, c'est cool. Je  suis partie avec en tête l'idée que quand les conditions sont difficiles, c'est  ouvert car parmi les meilleures il y en a au moins une ou deux qui va se  planter. Je me suis dit +Pars doucement ça va être dur, et soigne ton tir  couché parce que debout tu ne vas peut-être pas en mettre beaucoup+. J'en ai  fait une seule et ça l'a fait".

Q: Comment allez-vous célébrer ce titre alors qu'il y a la poursuite  dimanche ?
R: "Demain (dimanche), je m'en fous. Je vais profiter aujourd'hui parce que  ça n'arrive pas tous les jours, c'est même la première fois que ça m'arrive.  J'en ai au moins une (médaille) autour du cou maintenant, et on ne peut plus me  l'enlever, je la garde. J'ai commencé à réaliser que je pouvais gagner sur les  skis quand on m'a dit que je sortais en tête. Je me suis dit que ça sentait  quand même bon la médaille. Je savais que devant il y avait quand même deux  favorites Darya Domracheva et Kaisa Mäkäräinen qui s'étaient plantées. Du coup,  après en ski, je sais que je vaux les filles qui sont derrière. Ca allait se  jouer sur les skis et j'ai tout donné".

Q: Il y a an, quand vous avez appris votre grossesse, imaginiez-vous ce qui  vous arrive ?
R: "Non, pas du tout. C'est incroyable et vraiment trop bien. C'est  vraiment une belle histoire avec une happy end. Faut croire que l'accouchement,  c'est tellement dur qu'après tout devient facile (rires). Normalement Adèle (sa  fille de six mois, ndlr) devait venir ce soir mais je ne sais pas si elle est  restée au lit. Je l'ai vue ce matin, elle allait bien, elle a mangé sa purée  d'artichauts elle était toute contente. Mon titre, c'est un rêve qui se  réalise, mais pas un rêve d'enfance. C'est un rêve depuis que je fais du  biathlon en compétition. Petite, moi je rêvais de sauver les éléphants  d'Afrique. J'en suis loin, je suis en Finlande. Mais je travaille beaucoup  pour".

AFP