Peloton
Attention à ne pas traîner en fin de peloton | PASCAL GUYOT / AFP

Sixième étape : gare au coup de bordure

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La sixième étape du Tour de France, un tracé plat de 176 kilomètres entre Aix-en-Provence et Montpellier, semble faire office de transition relativement tranquille. Le peloton y poursuivra en effet sa lancée vers les Pyrénées, mais n’en redoute pas moins ce parcours ouvert au vent et donc susceptible de générer plusieurs imprévus.

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Le parcours : Du grand classique

De retour d’un éprouvant passage Corse, les coureurs étaient bien obligés de suivre quelques tracés plats avant de retrouver les cols pyrénéens. Pour cela, les organisateurs ont dessiné des étapes taillées pour les sprinteurs dans le sud-est de la France, à Nice, Cagnes-sur-Mer ou Marseille. Ce jeudi, c’est au tour d’Aix-en-Provence, au départ, et Montpellier, 176 kilomètres plus loin, d’être à l’honneur. Entre les deux villes, une seule difficulté, minime : le col de la Vayède (4e catégorie) au kilomètre 68, emprunté par le peloton du Tour à chaque passage dans les Baux-de-Provence. L’arrivée s’effectue après 9,5 kilomètres de parcours urbain à Montpellier, devant le stade de rugby Yves-du-Manoir.

L’enjeu : Une erreur est si vite arrivée

Comme la veille, les équipes de sprinteurs s’organiseront pour maîtriser l’échappée du jour, puis accéléreront sur la fin pour emmener le peloton vers un final massif. La promesse d’une course prévisible et fastidieuse ? Sûrement pas : sur une étape similaire, en 2009 à la Grande-Motte, l’équipe Columbia avait profité du vent pour tenter un coup de bordure. La formation américaine avait alors réussi à piéger la quasi-totalité des favoris, dont Alberto Contador, qui avait perdu 40 secondes sur un tracé a priori anodin. Tous les coureurs, y compris les cadors, auront donc tout intérêt à être vigilants à l’approche de Montpellier, sur une route qui offre une importante prise au vent.

Le coureur à suivre : Mark Cavendish

Quand Cavendish gagne une fois, il a l’habitude de remettre ça le lendemain. Il l’a déjà prouvé à trois reprises sur le Tour, en 2008 (12e, 13e étapes), 2009 (2e, 3e étapes) et 2010 (5e, 6e étapes), avec huit nouveaux succès lors des deux précédentes éditions. Lancée hier avec sa victoire à Marseille, la machine britannique aux 24 victoires sur la Grande Boucle ne compte donc pas s’arrêter là. Lui qui a eu si mal en Corse ne manquera pas la moindre occasion de rappeler qui est le patron.

Le chiffre : 51

Pour retrouver un passage du Tour de France dans la ville d’Aix-en-Provence, il faut effectuer une sacrée remontée dans le temps : 51 ans ! Le Français Raoul Rémy s’était alors offert la 13e étape du Tour 1952 dans la ville de Paul Cézanne, au sein d’un peloton dominé par Fausto Coppi qui conservera son maillot jaune jusqu’à Paris. Plus habituée à la Grande Boucle, Montpellier avait déjà reçu les privilèges d’une arrivée d’étape en 2011. Un certain Mark Cavendish s’y était tranquillement imposé…

 

Vidéo: sprint mode d'emploi

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