Six nations : Pays de Galles - Angleterre, il ne doit en rester qu'un

Publié le , modifié le

Auteur·e : AFP
Owen Farrell
Owen Farrell a réussi un 100% contre l'Afrique du Sud | GIANLUIGI GUERCIA / AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Invaincu depuis un an et auteur d'une remontée incroyable lors du match d'ouverture face à l'Equipe de France, le Pays de Galles reçoit l'Angleterre samedi, pour le choc de la 3e journée du tournoi des Six Nations. Après avoir dominé les Irlandais et martyrisé les Français, le XV de la Rose voudra faire tomber celui du Poireau, pour continuer de rêver au grand chelem.

"Ils ont dit qu'ils étaient prêts à arracher des têtes." Eddie Jones, le sélectionneur du XV de la Rose toujours partant pour allumer la première étincelle d'avant-match, ne s'est pas privé d'ajouter son petit grain de sel à une affiche qui n'en manquait pas. Façon Highlander, deux immortels croisent donc le fer et la décapitation est la seule issue: le perdant dira adieu au Grand Chelem, peut-être au titre, et redescendra un peu de son nuage à sept mois de la Coupe du monde. Car sont aussi en jeu, côté gallois, un record de victoires consécutives (11) vieux d'un siècle, et côté anglais, après une édition 2018 loin des standards (5e place), une confiance retrouvée face aux Irlandais (32-20) et aux Français (44-8), broyés physiquement.

"C'est un défi énorme de jouer contre l'équipe d'Angleterre, qui joue vraiment bien et avec beaucoup de confiance en ce moment", a résumé le sélectionneur néo-zélandais des Gallois Warren Gatland, qui rêve de remporter un 3e Grand Chelem (après 2008 et 2012) avant de quitter la sélection au bout d'un long mandat de douze années. Les Gallois sont invaincus au Millennium depuis l'automne 2017, mais ils n'ont plus battu l'Angleterre depuis qu'Eddie Jones en a pris les rênes sur les ruines du fiasco du Mondial 2015... provoqué par les Gallois. L'Angleterre a depuis toujours gagné de justesse dans le Tournoi (4 points d'écart en 2016, 5 en 2017, 6 en 2018) contre son voisin occidental.

De quoi nourrir une rivalité ancestrale. Le XV du Poireau a d'ailleurs misé sur la fibre patriotique en regardant dans la semaine une pièce sur la vie de leur célèbre centre des années 1970 et 1980 Ray Gravell. Jones en tire cet enseignement: "Ils se sont remplis d'émotions et ils vont les amener sur le terrain." Mais l'Australien veut au contraire que son équipe garde son sang-froid: "être calme mais en même temps dur, en acier", a-t-il réclamé. Un effort particulièrement demandé au pilier droit Kyle Sinckler, un nerveux ciblé par Gatland qui l'a qualifié de "bombe à retardement".En revanche, pas de doute sur le flegme de l'omniprésent Owen Farrell. Capitaine, distributeur, stratège et buteur, l'ouvreur semble en passe de dépasser Jonathan Sexton et Beauden Barrett, les références mondiales à ce poste.

Le Saracen aura pour vis-à-vis Gareth Anscombe, au profil plus offensif que celui de Dan Biggar, plus consistant défensivement. Les paris de Gatland se compteront aussi en secondes: 3 minutes, c'est le temps qu'il a fallu aux Anglais pour marquer un essai sur leur cinq derniers matches... Jonny May, auteur de 12 essais en autant de matches, sera l'homme à museler. Sonné d'entrée par l'Angleterre, le tenant du titre irlandais peut encore espérer conserver son bien, à condition que le XV de la Rose trébuche à son tour. Et de s'imposer dimanche (16h00) en Italie.

L'équipe de Sexton, maintenu titulaire après être sorti précocement lors de la victoire en Ecosse (22-13), pourrait alors encore régler le sprint final à la faveur d'une victoire à Cardiff.

AFP