Gilles Simon coup droit 01062012
Gilles Simon | GUYOT / AFP

Simon va rater Tsonga

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Le rendez-vous avec Jo-Wilfried Tsonga est manqué. Tout près d'imiter son compatriote, vainqueur un peu plus tôt de Fognini, Gilles Simon a échoué aux portes des huitièmes de finale de Roland-Garros. Le Niçois a pourtant eu sa chance en menant deux sets à un et un break en poche face au Suisse Stanislas Wawrinka. Mais le 21ème joueur mondial a eu raison de Simon en cinq sets 7-5, 6-7 (5), 6-7 (3), 6-3, 6-2.

Gilles Simon va longtemps ruminer ce troisième tour face à Wawrinka. Sans briller, le N.2 français avait le match en main et la possibilité de s'imposer dans les quatre premiers sets. Mais une fois en avance au score, le Niçois s'est complètement dérèglé, perdant sa régularité et ses repères. A fleur de peau, il devenait fou de rage et bouillait intérieurement. Il y avait de quoi en menant 5-3 dans la première manche et en perdant 7-5. Dans les deux sets suivants, Simon répétait les mêmes erreurs mais sauvait la mise dans le jeu décisif. Plus présent et plus calme, il poussait le Suisse à la faute (7-5 et 7-3). C'était un petit exploit pour Simon qui n'avait pas eu beaucoup de réussite dans cet exercice en 2012 (à 4/10 avant ce match).

Pas la fête des voisins

On croyait alors le Français vacciné et à l'abri d'un nouveau soubresaut lorsqu'il prit le service de Wawrinka à 2-1 dans le quatrième acte. C'était sans compter sur un service aux abonnés absents. En panne de première balle (39 %), la tête de série N.11 coinçait complètement moralement et physiquement. Capable d'attaques spectaculaires en coup droit, l'Helvète se mettait lui à tout rentrer dans le court. Les mêmes fulgurences aperçues par moment dans ce match et qui font de Wawrinka un joueur assez imprévisible. Entre le résident suisse et celui qui en a la nationalité, ce n'était pas vraiment la fête des voisins. Trahi par son corps, Simon payait son 2e tour disputé en cinq sets contre Baker et baissait de plus en plus la tête. A l'inverse, le second couteau suisse derrière Federer sentait déjà l'odeur des huitièmes.

Tsonga pour une revanche

Wawrinka enfonçait le clou dès le début du dernier set. Habitué de ces matches au long cours (17 victoires pour 11 défaites avant cette rencontre), il faisait parler sa puissance et rappelait des mauvais souvenirs aux Français. L'an passé, il avait sorti Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes après avoir perdu les deux manches initiales. Bonne nouvelle pour le Manceau, il aura droit à une revanche dimanche. Simon quitte lui la Porte d'Auteuil avec des regrets. "Ca a été difficile, je suis extrêmement déçu d'avoir perdu ce match", a indiqué le meilleur français sur terre battue cette saison. De longues minutes après, en conférence de presse, ses sentiments n'avaient pas varié: "Ce qui me déçoit le plus, c'est de ne pas être le meilleur. C'était un match difficile, mais globalement un très bon match avec une défaite au bout. Sur les trois derniers Grands Chelems, c'est un peu le bal des occasions manquées". Il se souvenait ainsi de ses trois défaites contre Isner à l'US Open (quatre sets et trois jeux décisifs perdus) et contre Benneteau en Australie (cinq sets).