Gilles Simon
Gilles Simon (N.12) a alterné le bon et le moins bon face à Brian Baker | KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Simon en dents de scie

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Gilles Simon a fait tomber un deuxième américain dans le tableau final des Internationaux de France. Après Ryan Harrison au premier tour, il s’est offert le scalp d’un autre étasunien, Brian Baker : 6-4, 6-1, (4)6/7, 1-6, 6-0. Il rencontrera Stanislas Wawrinka pour une place en huitièmes.

Il a fallu batailler. Et beaucoup plus que prévu ! Face à Brian Baker, Gilles Simon est entré des deux pieds dans le tournoi pour s’imposer : 6-4, 6-1, (4)6/7, 1-6, 6-0. C’est simplement sa deuxième victoire en cinq sets à Roland-Garros après trois heures de combat. Comme lors de son premier match contre l'Américain Ryan Harrisson, Simon ne parvient pas à faire respecter la hiérarchie clairement mais passe. En contrôle lors des deux premières manches, il se laisse surprendre au troisième set. Mené 5-3, il recolle à l’orgueil. Mais dans le jeu décisif de la dernière manche il se laisse prendre de vitesse par un joueur plus entreprenant. Son adversaire prend le meilleur départ (5/1) et conclut dans le jeu décisif (7/5). La quatrième manche vire à l’humiliation pour le numéro 12 mondial. Baladé d’un coin à l’autre du court, il est impuissant. On ne donne pas cher de sa peau à cet instant.

Simon sur courant alternatif

Si sur le papier, la 141e place mondiale de son adversaire devait lui garantir une certaine sérénité, son ascension cette saison en fait une véritable menace. L’originaire du Tennessee vaut mieux que son classement ATP. Cette saison, il a déjà remporté trois tournois challengers aux Etats-Unis et fait une finale à Nice la semaine passée, sur terre battue. Il démontre sur le Court central qu'il a un jeu prometteur. Grandes accélérations, amorties, pendant deux sets, il régale.

Tandis que des gouttes sont attendues au-dessus de la Porte d’Auteuil, Simon laisse passer l’orage. Il fait le dos rond et s’accroche en attendant que son adversaire parte à la faute. Le dernier set est une formalité pour lui. Il finit en roue libre, à 6-0. Le protégé de Thierry Tulasne se qualifie pour le troisième tour pour la deuxième année consécutive. De quoi pousser un grand « ouf » de soulagement. « J’étais très soulagé de m’en sortir, a-t-il commenté au micro du court. Je ne pensais pas que ça durerait autant. Je me suis rarement senti aussi détendu sur le terrain, j’étais nickel et puis… Et quand il est passé devant j’ai eu du mal à me voir vainqueur dans le 5e. Il fallait absolument que ça passe. » En 16e de finale, il rencontrera Stanislas Wawrinka, tombeur de Pablo Andujar. Pour une nouvelle joute épique ?

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