La joie des Ecossais contraste avec la détresse française
La joie des Ecossais contraste avec la détresse française | AFP - CHRISTOPHE SIMON

XV de France - Les mots de la défaite: "Nos propres erreurs coûtent la victoire"

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Avec une deuxième défaite en autant de rencontres dans ce Tournoi des 6 Nations 2018, l'équipe de France s'est un peu plus enfoncée dans une crise qui dure depuis plus de 11 mois. Si Jacques Brunel, le sélectionneur, estime que son équipe "n'est pas très loin", il avoue, comme ses joueurs, que "nous l'avons aussi perdu par notre indiscipline". Marco Tauleigne, pour la première fois titulaire, affirmait: "On a perdu le match tout seuls. On a donné les munitions pour se faire abattre."

Le côté positif: des mouvements

Comme après la défaite en Irlande, Jacques Brunel s'accroche à l'espoir. "Je veux retenir le positif de ces deux rencontres: on a été en mesure de les faire basculer", estimait-il après la rencontre. "On connaissait la valeur de l'Ecosse, ses performances depuis deux-trois ans. On avait montré qu'on pouvait rivaliser. Il faut retenir ça. Pour le moment, il manque un petit quelque chose, mais je pense qu'on n'est pas très loin." Certes, mais les défaites s'accumulent. Cela fait 8 matches que la France n'a pas gagné.

L'arrière Geoffrey Palis lui emboîte le pas: "Il ne faut pas tout jeter non plus, on a fait de bons mouvements, on a réussi à jouer mais encore une fois il y a trop de points qui nous font mal. C'est sur cela qu'il nous faut bosser." Marco Tauleigne veut aussi croire en des lendemains positifs: "En première mi-temps, on a fait ce qu'il fallait faire pour scorer, en ayant des problèmes de discipline mais on était devant, on tenait le bon bout." Lionel Beauxis, de retour en Bleu, résumait: "On a fait de très beaux mouvements ce soir, mais avec ces fautes d'indiscipline, on a laissé les Ecossais dans le match."

Le côté négatif: l'indiscipline

Comme la semaine passée, Jacques Brunel, le sélectionneur, pointe du doigt les nombreux points donnés à l'adversaire sur des fautes.  Après les dix pénalités concédées contre le XV du Trèfle (pour 12 points), face au Chardon, les Bleus en ont laissées 13 en route. Avec un Greg Laidlaw à 100%, cela s'est soldé par 18 points dans la musette. "L'indiscipline nous coûte cher", avouait le sélectionneur. "On a pris sept ou huit pénalités en deuxième période, dont cinq ou six dans les vingt dernières minutes. Ces fautes nous ont fait perdre le contrôle du match, ont permis aux Ecossais de revenir au score avant de passer devant."   

Le problème, c'est qu'il avait fait le même constat une semaine avant. Et que cela na pas changé après 7 jours à Marcoussis, et même quelques changements de joueurs. "En seconde période on a fait preuve d'impatience en défense, on a été beaucoup pénalisés, et pas eu assez d'actions. On a un peu laissé le match s'échapper", regrettait Guilhem Guirado, le capitaine. "On avait le match en main. On s'est tiré une balle dans le pied", constatait amèrement Sébastien Vahaamahina. "En deuxième mi-temps, on fait beaucoup de fautes. C'est mental, c'est dans la tête. Il faut juste ne pas faire de faute. On voulait absolument récupérer le ballon et forcément on s'expose plus. Il faut de la patience." Pour Marco Tauleigne, la leçon est simple: " "On a perdu le match tout seuls, on a donné les munitions pour se faire abattre. 

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze