Teddy Thomas

XV de France: La continuité dans le changement

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L'arrivée de Jacques Brunel, d'un nouveau staff et de nouveaux joueurs, devait coïncider avec le renouveau de l'équipe de France. Vaincus sur le fil (15-13), par un drop de l'inévitable Jonathan Sexton (auteur des 15 points de son équipe), les Bleus ont subi leur 7e match consécutif sans victoire dans ce premier match du Tournoi des 6 Nations 2018. Pour un souffle, la dynamique n'a pas changé. Et le nouveau sélectionneur, dans son discours d'après-match, a appliqué la méthode de ses prédécesseurs: rester positif.

Changement de staff. Changement de joueurs. Changement de méthodes. Mais à l'arrivée, Guilhem Guirado, le capitaine, est encore une fois sorti la tête basse et le visage marqué par le combat. Et le discours d'après-match résonne en écho avec le passé. L'équipe de France a eu beau changer son staff, renouveler en grande partie son effectif, elle a subi un 7e match consécutif sans victoire. Et comme ses prédécesseurs, Jacques Brunel a adopté une ligne positive.

« On a concédé un peu trop de pénalités », a-t-il remarqué. « Il y a eu beaucoup d'abnégation, de solidarité. » Ou encore : « On avait du mal à lancer notre jeu comme on le voulait. » Et pour résumer : « L'équipe est déçue, touchée, mais elle doit avoir beaucoup de fierté. Sur ce qu'on a montré collectivement, l'investissement de chacun, il y a beaucoup de choses positives. » Bref, ce sont les mêmes maux, et les mêmes points positifs depuis plusieurs saisons. Et à l'arrivée, c'est un nouveau revers.

Nouveau staff, nouvel état d'esprit

Pendant les quinze jours de stage à Marcoussis, chacun louait le travail effectué, l'ambiance dans le groupe... Intronisé fin décembre en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a vu son équipe mal démarrer le Tournoi des 6 Nations 2018. Pour un drop au fin fond des arrêts de jeu que les Irlandais ont prolongé pour se sortir d'une défaite. Dans les tribunes, le sélectionneur était encadré à sa gauche par Julien Bonnaire, responsable de la touche, et à sa droite, par Sébastien Bruno, en charge des avants. Sur le banc, Jean-Baptiste Elissalde avait eu beau gesticuler, appeler l'arbitre à sanctionner l'offensive au long cours du XV du Trèfle, rien n'y a fait. Au coup de sifflet final, les gestes de déception étaient là.

Avant de rentrer aux vestiaires, après l'échauffement, le staff s'était tapé dans les mains. Jacques Brunel était alors déjà dans les entrailles du Stade de France. Et quand plus de 2h après, le sélectionneur est apparu devant la presse, son visage était fermé. Comme celui de ses prédécesseurs. Passé à deux doigts de mettre fin à cette série noire, le XV de France poursuit 2018 comme il avait fini 2017. Dans une certaine continuité...