Jacques Brunel à l'entraînement avec en arrière plan ses deux ouvreurs Beauxis et Belleau
Jacques Brunel à l'entraînement avec en arrière plan ses deux ouvreurs Beauxis et Belleau | AFP - CHRISTOPHE SIMON

Tournoi des 6 Nations - XV de France: rattrapage vital en Ecosse

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Dans le dernier match de la 2e journée du Tournoi des 6 Nations, l'équipe de France cherchera à redresser la tête à Murrayfield, face à l'Ecosse (16h, en direct sur France 2). Après 7 matches sans victoire, et après ce revers de dernière seconde au Stade de France contre l'Irlande, les Bleus se trouvent sous une énorme pression dans un stade où ils avaient été battus en 2015, le 1er revers depuis 2006. Lionel Beauxis, rappelé six ans après sa dernière sélection et titularisé en 10, Louis Picamoles, écarté contre les Irlandais et placé sur le banc pour faire l'impact-player, ou Sébastien Vahaamahina et Rabah Slimani, sanctionnés trop souvent la semaine passée, font partie de ceux qui jouent gros.

Lionel Beauxis, retour vers le futur ?

Lors du quart de finale de la Coupe du monde 2007, contre la Nouvelle-Zélande à Cardiff, Lionel Beauxis portait le N.10 dans le dos, avec Jean-Baptiste Elissalde pour associé de la charnière. Onze ans après, le demi de mêlée est passé dans le staff de l'équipe de France, et a donc contribué au rappel de son ancien complice. A 32 ans, l'ouvreur de Lyon n'a plus joué en Bleu depuis le Tournoi 2012.

Quatrième meilleur buteur du Top 14, deuxième Français (derrière l'arrière de Toulouse Thomas Ramos), il fait son retour avec un double statut: celui de joueur le plus âgé du groupe, et celui de titulaire face à l'Ecosse. Avec une mission: remettre la France sur le chemin de la victoire. L'obligation d'interrompre cette série de 7 rencontres sans victoire a rendu l'objectif Coupe du monde 2019 moins vital. Son âgé n'est donc pas un problème. Dans un groupe très jeune, cela peut même être un atout. A condition de gagner. Sur ses 20 sélections passées, il a affronté le XV du Chardon à trois reprises. Sans jamais s'incliner.

Sébastien Vahaamahina et Rabah Slimani sous surveillance

La semaine dernière, contre le XV du Trèfle, Rabah Slimani a été sanctionné d'une pénalité, et Sébastien Vahaamahina l'a été à trois reprises. Lorsqu'on perd un match en ne concédant que des coups de pieds, il n'est pas illogique de se pencher sur les fautifs. Et en l'occurrence, les deux joueurs sont régulièrement dans le viseur du corps arbitral. Le pilier clermontois a été souvent pris en faute lors des mêlées fermées, alors que le 2e ligne de l'ASM pâtit parfois de son envie pas toujours maîtrisée. C'est en tout cas ce qu'il expliquait le week-end passé dans les entrailles du Stade de France: "Il y avait beaucoup d'envie. Mais il aurait fallu que je sois plus discipliné. Je ne me suis pas adapté à l'arbitre." 

C'est vrai que Nigel Owens semble prendre un malin plaisir à pointer du doigt les défauts français. Mais les deux hommes savent qu'ils ne peuvent pas se permettre d'offrir des points, surtout après que Jacques Brunel a dit: "Ce sont des points qu'on doit s'éviter si on veut remporter ces parties. " Tous les joueurs sont prévenus.

Louis Picamoles, le banc pour tremplin ? 

Il faisait partie des surprises de la liste contre l'Irlande. Louis Picamoles, pilier de cette équipe de France depuis des années, l'un des joueurs en activité les plus capés (68 sélections), n'avait pas été couché sur la liste par Jacques Brunel. Pas assez performant. Après la blessure de Kevin Gourdon, contre les Irlandais, il a été rappelé. Mais le staff tricolore ne l'a pas remis sur le terrain d'entrée. A la place, le jeune Tauleigne fêtera sa 2e sélection en N.8.

Jacques Brunel a fixé ses attentes: "Louis doit nous apporter en deuxième période lorsqu'il entrera". En impact player, le Montpellierain est donc attendu pour creuser des brêches, et même des boulevards, ce que peu de joueurs français font au niveau international. Lui sait le faire. Et il a également cette capacité à "gratter" les ballons dans les regroupements. A 32 ans, le 3e ligne centre se sait sous surveillance. 

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze