Rémy Grosso au raffut contre l'Italie
Rémy Grosso au raffut contre l'Italie | AFP - BORIS HORVAT

Tournoi des 6 Nations - Rémy Grosso, belle satisfaction du XV de France

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Pour sa deuxième sélection en équipe de France, Rémy Grosso a été l'une des belles satisfactions de la rencontre de samedi, en plus de la victoire (34-17) sur l'Italie, lors de la 3e journée du Tournoi des 6 Nations à Marseille. A 29 ans, l'ailier, arrivé à Clermont cette saison, a créé des brèches, s'est trouvé au soutien et a même délivré une passe pour un essai de toute beauté, celui de Hugo Bonneval (60e). Appelé à la place de Virimi Vakatawa, il a sans nul doute marqué de gros points en vue du prochain match, contre l'Angleterre le 10 mars, où il pourrait faire face au talentueux Anthony Watson.

"Tout n'a pas été parfait, mais on a réussi à impacter physiquement les Italiens." A l'issue de la victoire (34-17) contre l'Italie, Rémy Grosso ne voulait pas "bouder" le plaisir d'une victoire qui avait fui le XV de France depuis 8 matches. Presque une année sans gagner, cela fait long. Même pour lui, qui ne faisait plus partie du groupe tricolore. Sa seule sélection passée datait de la Coupe du monde 2015. Et à Marseille, il n'a pas raté l'occasion de se mettre en évidence.

En remplacement de Virimi Vakatawa, qui n'était plus que l'ombre de l'ailier qui faisait des différences à ses débuts à XV au Tournoi 2016, l'ailier de Clermont a fait parler ses jambes et sa puissance. 105 mètres gagnés en 11 courses, aucun joueur sur le pré n'a fait mieux que lui dans cette opposition. A quatre reprises, il a percé le rideau défensif adverse, réalisant également quatre passes après contact, dont celle envoyant Hugo Bonneval à l'essai, celui qui donnait de l'air aux Bleus (60e). 

Une copie à parfaire

"Quand les gros avancent et dominent leur sujet c'est plus simple pour nous derrière", pondérait l'ancien Castrais. A l'image de la prestation de la France, tout n'a pas été parfait. Un en-avant coupable à la 19e minute près de la terre promise, pour deux ballons perdus mais aussi un plaquage raté, le staff tricolore a de quoi le faire travailler pendant les quinze jours menant au choc contre l'Angleterre.

Mais avec sa puissance, sa disponibilité et sa vitesse, il a apporté une nouvelle solution à l'aile du XV de France. Et contre l'Angleterre, il faudra quelques-uns de ces ingrédients, en mieux, pour défier un certain Anthony Watson, le surpuissant ailier de la Rose qui a inscrit 15 essais en 30 sélections.

L'essai de Bonneval

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze